Récurrence des séismes majeurs en France : caractérisation et quantification du risque sismique en Vendée par une approche pluridisciplinaire.

Caroline Kaub

Laurent Geoffroy

Pascal Le Roy, Julie Perrot

Comme d’autres départements de l’Ouest de la France, la Vendée est classée en zone 3 en ce qui concerne le risque sismique. Cette classification est justifiée par une activité sismique continue et aussi par l’existence d’une sismicité historique de forte intensité. Le plus gros séisme documenté est celui du 25 janvier 1799 dans la Baie de Bourgneuf, d’intensité VII à VIII avec des dégâts importants et une zone de perception très étendue (Caen, Orléans, Bordeaux…). Un réseau sismologique mobile installé depuis plusieurs années dans le département de la Vendée a permis de mieux cerner certaines des caractéristiques de la séismicité vendéenne et a été redéployé autour de failles actives identifiées lors de cette phase préliminaire d’étude. Le but est de caractériser la géométrie des failles actives et de déterminer les mécanismes aux foyers associés aux séismes les plus importants en magnitude. Parallèlement nous étudierons le rôle de ces failles dans le contrôle syn-tectonique de la sédimentation quaternaire des zones littorales. Cette étude nécessitera une bathymétrie ultra-haute résolution ainsi que des données de sismique petit fond, issues de 2 campagnes dans la Baie de Bourgneuf. En parallèle, la faille de Machecoul -suspectée comme étant à l’origine du séisme de 1799- fera l’objet d’une étude de déformations récentes sur le terrain. Cette analyse sera complétée par une tranchée de paléosismicité avec datations par géochimie isotopique. Ces données (géométrie des bassins quaternaires, géométrie et cinématique quaternaire des failles actives majeures, taux de déplacement quaternaire, profondeur et mécanismes aux foyers des séismes) serviront à mieux contraindre l’aléa sismique de la région. Elles permettront d’étudier l’effet de site des marais littoraux par l’établissement d’un modèle direct de propagation des ondes à partir de différents scenarii. Le rôle tsunamogène des séismes littoraux du sud-Bretagne sera également évalué.

Mots clés:

aléa sismique, zone littorale, ouest France, failles actives, géophysique marine

2019

DMR