Réseau Bases GNSS RTK « Low Cost » pour le littoral

Dans le cadre du projet AGEO et de l’observatoire OSIRISC sur les risques côtiers, des bases GNSS  RTK « Low cost » sont en cours d’installation sur le littoral pour inciter les collectivités locales concernées à suivre l’évolution de leur littoral et du trait de côte. L’IUEM participe à la recherche et aux développements des solutions technologiques et méthodologiques grâce aux actions conjointes des membres du LETG, du LGO et du P2I. Une base RTK « Low cost » est opérationnelle depuis l’IUEM. Des tests compatibilités ont été réalisés avec des équipements RTK mobile comme des récepteurs GNSS « low cost »  et TOPCON ainsi que les drones DJI Phantom 4 RTK et Mavic 2 Entreprise Advanced RTK.
Ce réseau de base GNSS pour le littoral de Bretagne Occidentale s’appuie sur le projet CENTIPEDE qui vise à créer un réseau de bases RTK ouvertes et disponibles pour toute personne se trouvant dans la zone de couverture (~50 km) .

Pour en savoir plus sur les projets :

Projet AGEO (Atlantic GEOhazard Platform) est un projet cofinancé par le programme Interreg Espace Atlantique via le Fonds européen de développement régional (FEDER).
Observatoire de la vulnérabilité aux risques côtiers d’érosion et de submersion en Bretagne (pilote OSIRISC de l’Université de Bretagne Occidentale).
https://www.risques-cotiers.fr/connaitre-les-risques-cotiers/projets/ageo/
Projet CENTIPEDE réseau de bases RTK  : Le réseau est étendu par des instituts publics, des particuliers, des acteurs privés comme les agriculteurs ou d’autres partenaires publics.
https://docs.centipede.fr/

 

VISUsedim – 1er test en conditions réelles le 07-10-2021

Ce jeudi 7 Octobre 2021 a eu lieu en baie de Roscanvel le premier test in-situ du prototype de caméra autonome VISUsedim par 20 mètres de profondeur.

Cet instrument répond à une attente des chercheurs qui souhaitent pouvoir enregistrer une séquence de photographie sous-marine (ou de la vidéo) sur une durée relativement longue (12h minimum) et jusqu’à des profondeurs de 50 mètres avec un budget très limité ! Nous avons donc exploré les possibilités d’un dispositif construit autour d’un module Raspberry PI et de sa caméra. De surcroît, afin de mieux contraindre la profondeur limite du transit sédimentaire selon les conditions hydrodynamiques pour plusieurs sites d’études, ce système « bon marché » permettra le déploiement par des plongeurs de plusieurs unités le long d’un transect entre l’estran et l’avant-plage (de 10 à 30 mètres de profondeur).

GRAVIMOB embarqué sur AUV IdfX

GRAVIMOB 2021 embarqué sur AUV IdefX (N/O Europe)

La campagne GRAVIMOB 2021 (10 au 15 Mars 2021 – N/O l’Europe) a eu pour but le test et la validation du prototype de gravimètre embarqué GRAVIMOB suite aux dernières modifications techniques qui ont été apportées (nouvelle configuration mécanique des capteurs et ajout d’un module de mesures gyroscopique trois axes).

GRAVIMOB (Gravimétrie Mobile Sous-Marine) est un projet de développement d’instrument sous-marin de mesure des anomalies du champ de pesanteur de la Terre. Les mesures gravimétriques sous-marines sont encore très parcellaires et relèvent d’une prouesse technologique. L’utilisation d’instruments conventionnels nécessite une plateforme stabilisée encombrante et la charge utile d’un petit AUV est très vite dépassée. Le projet GRAVIMOB propose un système compact (sphère hyperbare de 17 pouces de diamètre), sans partie mécanique mobile. Il pourra être adapté facilement sur n’importe quel véhicule porteur (prise d’alimentation 24V).

Cette mission a été programmée sur le Navire Océanographique « L’EUROPE » avec l’utilisation de l’AUV Aster’X. Les expériences nécessitent l’existence de longs profils de mesures gravimétriques, au minimum en surface. Nous pourrons valider les résultats obtenus par comparaison avec des mesures déjà existantes. Néanmoins, le traitement des mesures accélérométriques est complexe et le développement du capteur va de pair avec une méthodologie de traitement des mesures spécifique qui doit être révisée compte-tenu de la nouvelle configuration du capteur. Nous recherchons actuellement des financements pour l’embauche d’un salarié en CDD pour la modification de la chaîne de traitement.

reseau drones et capteurs embarqués

1ère édition des journées Drones & Capteurs embarqués

 

Le réseau Drones & Cap’ (pour Drones et Capteurs embarqués) s’intéresse à la mesure scientifique déportée à l’aide de capteurs embarqués sur des systèmes sans pilote de type drones (terrestres, fluviaux, aériens, marins, sous-marins), navires, astromobiles ou sur des animaux.

Le réseau regroupe à la fois les concepteurs de drones et d’instrumentation embarquée et les utilisateurs de ces nouveaux moyens d’investigation de la variabilité spatiale pour de nombreuses thématiques scientifiques (ex : mesure du couvert végétal, analyse du mouvement de mammifères, caractéristiques des masses d’eau, intelligence de navigation, robotique, développement instrumental…).

Les contours du réseau permettent d’envisager des interactions entre roboticiens, spécialistes des drones et utilisateurs de données issues de ces vecteurs. Le réseau couvre un champ disciplinaire large avec l’intégration des drones aériens, marins, fluviaux, terrestres, spatiaux, des gliders, de l’instrumentation autonome sur mammifères… Ces interactions permettent l’échange d’informations, le transfert de compétences inter-institution et le développement de technologies compatibles avec des objectifs scientifiques.

Présentation de l’HyperDrelio, drone de 25kg porteur de la charge utile hyperspectrale du LGO.

GEOTHEX

Pôle de Recherche en Instrumentation et Méthodologie Marine

Composante GEOTHEX : GEOphysique THéorique et EXpérimentale

 

L’investigation du sous-sol marin et l’observation à long terme des processus qui s’y déroulent à des échelles allant du mètre au millier de kilomètres, nécessitent de nouvelles solutions en modélisation des données géophysiques et en acquisition de données.

GEOTHEX est structuré autour des domaines transversaux suivants :

    • Méthodes directes et inverses en propagation, électromagnétisme, gravimétrie

    • Modélisation et définition de systèmes de capteurs

Ce groupe s’appuie d’une part sur les projets thématiques des équipes du laboratoire et d’autre part sur des collaborations nationales et internationales à la fois pour les applications non couvertes dans l’UMR mais également pour le développement de ces nouveaux outils théoriques et expérimentaux. Elle s’appuie enfin sur les capacités techniques du laboratoire (IR, IE, T) et des collaborations extérieures (IUEM, DT INSU, Ifremer, Industrie).

Les approches théoriques abordées portent sur des problèmes rencontrés dans l’étude et l’interprétation des données géophysiques acquises par le laboratoire et plus particulièrement :

  • En propagation dans des milieux hétérogènes à forte porosité pour l’investigation sédimentaire et la conversion d’ondes sismiques en ondes acoustiques pour l’analyse des données hydro-acoustiques
  • En électromagnétisme appliqué à des investigations allant de la proche surface à la croûte dans les milieux sédimentaires comme en domaines plus profonds
  • Dans les approches inverses conjointes à toutes les échelles

Dans le domaine de la modélisation et de la conception instrumentale, il s’agit de travailler à de nouveaux capteurs ou ensembles de capteurs permettant d’aborder les problématiques suivantes :

    • Les domaines sédimentaires ou hydrothermaux, la combinaison de données acoustiques et électromagnétiques dans un seul système d’acquisition : Comment les combiner, comment les modéliser conjointement

    • La gravimétrie mobile sous-marine et les contraintes afférentes aux données à acquérir

    • A l’échelle globale, comment définir un observatoire géophysique combinant les capteurs que nous maîtrisons (hydroacoustique, magnétisme)