Séminaire de Yudawati Cahyarini (LIPI Bandung, Java, Indonésie)

Tropical Maritime Climate Variability: Records from Indonesian Corals

Sriy004@lipi.go.id; sycahyarini@gmail.com

Indonesia is located in the prominent site to study climate variability i.e. which is located between Pacific and Indian ocean. Its geographic location has consequences to the regional climate variability in Indonesia. The Northwest (NW) monsoon cause rainfall in the region of Indonesia, while reversely Southeast (SE) monsoon cause dry season around Indonesia. Indonesia links the Pacific and Indian Ocean and is influenced both by Indian Ocean and Pacific climate events such as the Indian Ocean Dipole (IOD) and the El Nino Southern Oscillation (ENSO). Both climate events have severe global socio-economic consequences, as they may cause serious droughts or floods over adjacent land areas. To better understand these climate phenomenons, it requires long time series of important climatic variables that extent further back in time than the instrumental record. Therefore, paleoclimatic studies which provide climate data back into hundreds to thousands year even to million year are extremely important. Coral Sr/Ca can provide information on past sea surface temperature (SST) and paired Sr/Ca and 18O is used to reconstruct variations in the 18O seawater which further to reconstruct precipitation balance (salinity) at monthly to annual interannual resolution. Several climate study based on coral geochemical records in Indonesia shows that coral Sr/Ca and 18O from Indonesian records SST and salinity respectively. Coral Sr/Ca from inshore Seribu islands complex shows more air temperature rather than SST. Modern coral from Timor shows the impact of ENSO and IOD to the saliniy and SST is different at Timor sea. On interannual time scales, coral-based Timor SST and SSS are sensitive to the IOD, whereas ENSO only influences SST. ENSO influence strongly Timor SST and SSS on the decadal-scale variations. This result should be considered when interpreting Paleoclimate records over Indonesia. Our coral also shows more pronounced low frequency SST variability compare to the SST reanalysis (model). Sr/Ca recorded in fossil coral from medieval warm period i.e 0.85±0.02-0.81±0.03 kyBP shows that SST variability during medieval warm period larger than present SST recorded from modern coral. ENSO/IOD like signal is larger and more frequent than today.

Soutenances Master 2 Géosciences Océan

Vendredi 7 Septembre 2018, salle B-250

13h30 – 14h20  Étude expérimentale en canal hydraulique sur l’affouillement de piles de pont, Pierre Louis Gibelin

14h20 – 15h10  Imagerie du Piton de la Fournaise par électromagnétisme et magnétisme héliporté, Else Roblin

15h10 – 16h00  A quelle profondeur retrouve t-on le socle hercynien sous les polders brestois et quels sont les enjeux géotechniques et les risques liés à la construction de bâtiments sur de telles étendues artificielles?, Henri Nouaille

16h00 – 16h50  Comportement hydro-sédimentaire du littoral sableux catalan; optimisation de la chaîne de traitement topo- bathymétrique des campagnes ObsCat; Analyse multi-échelles des comportements sédimentaires, Guillaume Bossennec

Mission SUMBA

La mission SUMBA en Indonésie avec la collaboration du M2C de Caen, ISTerre Grenoble et du LIPI Bandung Jakarta s’est déroulé du 22 juin au 12 juillet 2018 dans le cadre d’un partenariat franco-indonésien soutenu par le CNRS (MoU). Elle a été financée par le projet Labex Mer CLIMORESO et le projet INSU SYTER SECOMAS (porteur : Christine Authemayou).
Elle a permis d’acquérir des données topographiques et d’échantillonner les terrasses coralliennes de l’île de Sumba en Indonésie afin d’étudier le couplage Tectonique/Erosion/Climat sur la morphologie des récifs coralliens émergés quaternaires.

Séminaire de Wiem FERSI

Palynologie marine : Entre étude de la mousson indienne et étude des écoulements fluvio-glaciaires dans le Golfe de Gascogne

Wiem FERSI : Ancien doctorant chez LSCE / LOCEAN (Paris), Postdoc LGO depuis Mai 2018.

22 juin 2018

Soutenance de thèse de Huixin Guan

Les marges passives volcaniques: origine, structure et développement

 

Une marge passive est une zone de transition non-active entre lithosphère continentale et lithosphère océanique. De nombreuses marges passives présentent un fort développement magmatique (>50%). Ces marges passives volcaniques (MPVs) marquent la rupture lithosphérique au-dessus d’un manteau en fusion et sont typiquement caractérisées par l’intrusion et l’extrusion d’un volume significatif de produits magmatiques dans la croûte lors des périodes ante-rift, syn-rift et post-rift. Ces marges sont parties intégrantes des grandes provinces magmatiques (LIPs).

A partir d’une compilation bibliographique, de données sismiques (profils de sismique réflexion ION-GXT, sismique 3D) et d’observations réalisées sur le terrain à l’Est et à l’Ouest du Groenland, les objectifs de cette thèse étaient : (1) de mieux définir la notion et la structure de marge passive volcanique dans les contextes d’extension lithosphérique polyphasée, (2) de mieux caractériser certains aspects mal compris comme la structure des MPVs obliques, les modes tectoniques d’accommodation des flexures de la croûte supérieure sous les SDRs et l’interprétation des SDRs externes et, (3), de définir la place dans le temps et dans l’espace de la rupture magmatique à l’échelle de la fragmentation d’un super continent comme la Pangée.

Les principaux résultats obtenus au cours de cette thèse sont les suivants :
1) La rupture d’un supercontinent (et la formation des marges passives associées) semble être facilitée par l’injection de magma dans la lithosphère. La dynamique du manteau sous- lithosphérique fragilise cette lithosphère avant la fusion, en particulier le long des structures héritées, mais la rupture continentale, souvent associée à des points triples, est toujours syn-magmatique. Cette rupture peut se propager ensuite de manière non-magmatique (formation de marges passives non-magmatiques) (article en préparation);
2) La géométrie de la transition continent-océan peut être rendue complexe par un polyphasage tectonique (rift sédimentaire précédant la formation d’une MPV). Dans ce cas, la vergence opposée entre détachements du rift sédimentaire et de la MPV conduit à l’isolement d’un « bloc L » dont la géométrie et la subsidence sont fonction de la quantité d’extension initiale du rift sédimentaire et de la durée qui sépare les deux périodes tectoniques, sédimentaires et volcaniques;
3) La limite continent-océan n’est pas facile à définir au niveau des MPVs. Des arguments concordants montrent que les SDRs externes, même s’ils produisent des anomalies magnétiques claires, sont découplés tectoniquement d’une croûte ductile qui pourrait correspondre à une croûte inférieure continentale exhumée, en accord avec certains modèles thermomécaniques. Dans ce contexte, du matériel d’origine continental pourrait exister en profondeur de manière continue au niveau de rides asismiques transverses comme la GIFR dans l’Atlantique Nord, l’Islande constituant un « bloc C » (article soumis);
4) La construction des SDRs internes est contrôlée par des dykes, mais aussi par du magma qui circule dans les failles de détachement qui accommodent ces flexures crustales; ces failles particulières définissent un nouveau type de failles, les « failles magmatiques », probablement asismiques. La flexuration de la croûte supérieure au niveau du « hanging-wall » de ces détachements est analogue à celle d’une entité rigide et élastique en permanence injectée de dykes. Les contraintes principales ne sont pas horizontales et un découplage peut exister à l’extrados des flexures accommodé par des injections de magma syn-tectoniques sous forme de laccolithes injectés entre la croûte supérieure et la base des SDRs.

Mots clés : marges passives volcaniques, SDRs, intrusions, extension lithosphérique, fragmentation continentale

 

12 juillet 2018