Trajectoires temporelles des structures taxinomiques et fonctionnelles des communautés de macrofaune benthique en réponse aux contraintes du milieu : vers une meilleurs compréhension des dynamiques en zone côtière

Juliette LANGLOIS

Emmanuelle CAM / Olivier GAUTHIER

50 % ARED UBO 50 % | UBO EDSML

Dans le contexte actuel de changements globaux et d’accroissement des pressions d’origine anthropique sur les écosystèmes marins, ce projet de thèse propose de poursuivre la valorisation scientifique des données d’observation et de suivi d’une gamme d’habitats marins caractéristiques des côtes bretonnes et de leurs biocénoses associées acquises dans le cadre du Rebent Bretagne depuis 2003 (15 ans de données). Cette thèse cherchera d’abord à approfondir notre compréhension de la diversité fonctionnelle dans les habitats benthiques côtiers, notamment en entendant la base de données de traits d’histoire de vie de manière à prendre un compte les variations fonctionnelles sur une plus grande longueur de temps, avec une plus grande fréquence d’observation et en tenant compte d’une plus grande partie de la communauté. Elle permettra aussi d’évaluer la congruence des trajectoires temporelles des communautés, et de déterminer les processus sous-jacents pouvant êtres invoqués pour expliquer des trajectoires non congruentes. En s’appuyant sur une méthodologie nouvelle permettant de comparer directement les trajectoires temporelles, nous pourrons effectuer des comparaisons inter-habitat, inter-compartiment (endofaune/épifaune), ou encore inter-descripteurs (taxonomie/traits, communauté/environnement) malgré les différences liées aux protocoles d’observation et à la nature des données. Finalement, cette thèse cherchera à évaluer à quel point et de quelles manières les analyses que nous menons sur les données issues de séries d’observation peuvent êtres impactées par les données manquantes. Un dispositif de suivi des communautés de macrobenthos tel que le Rebent est en effet vulnérable à l’absence ponctuelle d’observations initialement prévues et il est nécessaire d’en mesure les potentiels effet afin d’améliorer le dispositif et de mieux utiliser les données disponibles. Ce projet permettra non seulement de répondre à des questions d’écologie fondamentale sur le fonctionnement des communautés à l’échelle régionale, mais permettra aussi des avancées sur le plan méthodologique. Ces résultats auront, de plus, des retombées sociétales directes car ils mèneront à une meilleure compréhension et de meilleurs moyens pour caractériser l’état écologique des habitats et permettront de proposer des améliorations aux programmes de suivi et de surveillance en place (DCE, DCSMM). Les objectifs de cette recherche s’intègrent parfaitement dans le paysage régional (Zone Atelier Brest-Iroise, EUR ISblue). La réalisation des travaux s’appuiera sur un réseau de collaboration régional (Stations biologiques de Roscoff et de Concarneau), national (RESOMAR) et international (Conseil International pour l’Exploitation de la Mer, collaborateurs Espagne et Canada).

DISCOVERY


View link