Les réponses aux polluants émergents et au multi-stress

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Le LEMAR présente un fort potentiel de recherche en écotoxicologie, au sein de la place brestoise, dans le cadre de collaborations soutenues avec le CEDRE et ANSES, et au niveau national, avec sa participation active au Réseau en Écotoxicologie Aquatique, et son animation du GDR PHYCOTOX. Nous allons donc clairement développer nos approches en écotoxicologie, en considérant l’impact sur les organismes marins de polluants émergents (micro et nano plastiques), des micro-algues toxiques, mais aussi les effets des pollutions diffuses et du multi-stress (stress chimique, thermique, hypoxique) sur les populations naturelles en zones côtières. .Notre démarche vise à intégrer les nouvelles approches « omiques » en écotoxicologie, avec la bioénergétique et la fitness des organismes. Nous nous inscrivons ainsi pleinement sur l’exploration de la réponse de populations aux multi-stress, dans le cadre conceptuel de la « tolérance au stress limitée par l’énergie
» (Sokolova et al. 2012, 2013). D’autres travaux à l’interface entre écologie, ressources halieutiques et santé se développent à travers l’étude de l’accumulation des métaux lourds dans les  organismes.

Les relations hôtes-pathogènes

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Dans un contexte de changement climatique, l’émergence de maladies modifie notablement la dynamique des populations hôtes et pathogènes, mais aussi les réseaux d’interactions plus complexes à différentes échelles dans l’écosystème (communautés d’espèces ou « méta-organismes », espèces réservoirs et vectrices, réseau trophique…). La compréhension fine des systèmes Environnement-Hôte-Pathogène demande de plus en plus d’approches intégratives, lesquelles se développent fortement au LEMAR et qui seront au coeur des thématiques des nouvelles équipes. Des concepts nouveaux comme l’holobionte, c’est-à-dire l’association entre un hôte et sa communauté écologique de microbes ou micro-biome, demandent d’associer différentes approches allant de l’écologie microbienne à la génomique, l’écologie évolutive, mais aussi la paléontologie. Comprendre les processus d’adaptation des agents pathogènes et des hôtes pose de nouvelles questions, comme par exemple, le rôle potentiel des processus épigénétiques et du comportement dans des processus évolutifs ? Ces perspectives de recherches récentes au LEMAR vont certainement encore bouleverser nos paradigmes sur les systèmes complexes environnement-hôtes-pathogènes-microbiote.