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Soutenance d'HDR de Pascal Lazure

Exploration multi-échelle de la circulation côtière dans le Golfe de Gascogne. Cette soutenance aura lieu le 22 juin à 13h30 dans l'amphi A de l'IUEM.
Le plateau continental golfe de Gascogne est le siège de processus physiques variés dont aucun ne
domine en permanence. La variabilité de la circulation de l'échelle journalière à l échelle
interannuelle a été explorée à la fois par la modélisation et l'observation. L'accent sera mis sur l'une
des particularités du plateau atlantique : l'importance des apports fluviaux dont les bassins versants
représentent la moitié du territoire métropolitain. Le mélange de ces eaux douces avec les eaux
marines forme des panaches qui oscillent selon les vents et la circulation générale. La modélisation
de plus en plus fine et les observations en nombre croissant permettent désormais de décrire leur
devenir et leur extension jusqu'à la Manche.
La circulation générale sur le plateau est faible et principalement sous l'influence des vents comme le
montrent deux études récentes basées sur des trajectoires de flotteurs et des mesures de courant.
Cependant, quelques structures courantologiques très énergétiques ont été décrites récemment. Il
s'agit du courant automnal qui se manifeste presque chaque année et transporte les eaux vers le
Nord et du courant des Landes, plus fort encore, qui se manifeste durant quelques jours dans le Sud
du golfe à la suite d'un coup de vent d'Ouest.
Alors que l'essentiel de mes recherches se focalisait sur des échelles subtidales (échelle de temps
supérieure à la journée), mes perspectives s'orientent vers l'étude de l'hydrodynamique à haute
fréquence. Celles‐ci ont été inspirées par des observations côtières récentes effectuées dans
différents cadres. En Effet, au large du Croisic, des oscillations internes de plusieurs mètres de la
thermocline ont été mesurées à des fréquences variant de quelques minutes à la demi‐heure; le long
de la côte de Landes, une saisonnalité étonnante des courants de marée a été mise en évidence
puisque ceux‐ci diminuent d'un facteur trois dès que la stratification estivale disparaît. Par ailleurs,
dans la rade de Miquelon, les températures de fond (entre 30 et 60m de profondeur) oscillent en été
de plusieurs degrés (jusqu'à 12°C) à une fréquence quasi diurne (26h) alors que la marée est semidiurne.
Toutes ces observations révèlent la présence d'ondes internes jusqu'à de très faibles profondeurs et
n'ont, à ce jour, jamais fait l'objet d'études spécifiques le long des côtes françaises alors que leur rôle
sur le mélange des masses d'eau et les transports côte‐large peut être potentiellement très
important. Cette thématique est développée et les pistes d'exploration par l'observation et la
modélisation exposées.
Photo du mois

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(C) Pascale Lherminier / Ifremer