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Soutenance de thèse : Ali AL ARAB

"Contrôle neurophysiologique du système cardiovasculaire".

Les maladies cardiovasculaires sont responsables de près de 150 000 décès chaque année en France soit environ 30 % de la mortalité totale. Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez la femme (31 %) et la deuxième cause chez l’homme (26 %) après les cancers (34 %). Parmi les maladies cardiovasculaires, l’insuffisance cardiaque (IC) est particulièrement courante. En effet, plus de 20 millions de personnes dans le monde se sont vues diagnostiquer une IC (Lindenfeld et al., 2010).L’IC peut être le reflet d'une anomalie de la contraction du muscle cardiaque ventriculaire, et/ou d’une anomalie du remplissage ventriculaire. Le développement de l’IC peut être également dû à une altération du fonctionnement des systèmes neuro-hormonaux impliqués dans la régulation de l’activité cardiaque. Parmi ces altérations neuro-hormonales on peut citer ici l'hyperactivité sympathique et l’hyperactivité du système rénine-angiotensine-aldostérone (Brum et al., 2006).

Dans ce contexte général, les travaux qui visent à mieux comprendre le fonctionnement et les mécanismes de régulation du système cardiovasculaire prennent une importance considérable notamment dans le cadre d’une meilleure prévention de l’IC et d’une meilleure prise en charge en cas d’accident cardiovasculaire. C’est très précisément dans ce contexte que s’inscrit mon travail de thèse. Ce travail a été réalisé en trois étapes expérimentales:

La première étape a eu pour but d’étudier les effets cardiovasculaires et ventilatoires des neuropeptides pancréatiques. Par le biais d’injections centrales et périphériques j’ai cherché à mieux définir le lien entre les neuropeptides pancréatiques et la fonction cardiovasculaire et ventilatoire (Fréquence cardiaque, pression artérielle, pulses de pression, paramètres ventilatoires et les composantes du baroréflexe).

La deuxième étape de mon travail a eu pour but d’approfondir notre compréhension du système rénine-angiotensine et de son action dans le contrôle cardiovasculaire et ventilatoire. En effet, si son action sur la fonction rénale est relativement bien connue, son interaction avec le système cardiovasculaire l’est beaucoup moins. Toujours par le biais d’injections centrales et périphériques, j’ai examiné les effets des composantes du système rénine-angiotensine sur la fréquence cardiaque, la pression artérielle, les pulses de pression et les paramètres ventilatoires classiques (amplitude et fréquence ventilatoires).

La dernière étape de mon travail a consisté à étudier l’effet de l’entraînement physique sur la performance cardiaque et respiratoire. La pratique régulière de l’exercice physique est en effet un facteur important pour réduire la morbidité et la mortalité cardio-vasculaire. J’ai notamment mesuré la fréquence cardiaque basale et maximale et le taux métabolique suite à des différentes intensités d’entraînement.

Par ces trois approches, mon travail vise à une compréhension plus intégrative des déterminants de la performance cardiovasculaire. Ce travail a permis de montrer que :

  • Les neuropeptides pancréatiques provoquent une diminution de la fréquence cardiaque seulement après l'injection périphérique.
  • Les angiotensines II et III exercent des effets cardiovasculaires centraux. Ces  angiotensines pourraient jouer le rôle de neurotransmetteur et/ou de neuromodulateur au niveau cérébral.
  • L’entraînement améliore la performance cardiaque, augmente le rapport ventriculo-somatique, augmente la différence entre la fréquence cardiaque basale et maximale, réduit la différence interindividuelle et améliore l’état de la santé général des individus.
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