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Une nouvelle Actu des publis

Cette Actu des publis, intitulée "L'aquaculture, entre consommation mondiale et production locale", est réécrite à partir d'un article original paru dans la revue "Aquaculture". C'est le travail de médiation scientifique réalisé par Clément Dupont, doctorant en 1ère année de thèse au LETG, dans le cadre de sa formation à l’EDSM, sous couvert d'un chercheur-auteur de l’UMR AMURE et en collaboration avec la Bibliothèque la Pérouse (BLP).

Alors que la mention « poisson d’élevage » est toujours plus présente sur les étals des supermarchés, les objectifs internationaux d'accroissement du secteur aquacole et ses promesses en matière de développement durable ne sont pas encore atteints.

Depuis quelques décennies et face à l’effondrement des stocks de pêche, les gouvernements et organisations internationales ont placé de nombreux espoirs dans le développement de l'aquaculture : progression de la compétitivité, augmentation durable des revenus, renforcement de la sécurité alimentaire. En 2012, l'aquaculture a fourni 49% de la production mondiale totale du secteur "Pêches-Aquaculture", elle représente aujourd’hui plus de 30% de l’emploi de ce domaine. Cependant, au-delà d'une apparente réussite et d'une volonté politique générale de développement, elle peine à atteindre son plein potentiel et se voit remise en cause du fait d'impacts environnementaux toujours plus prégnants (pollution chimique, biologique et même visuelle) et de retombées socio-économiques discutables. Entre les objectifs politiques, économiques et les attentes réelles des populations, le "fossé" se creuse ; l'aquaculture a largement focalisé son développement sur les défis techniques et biologiques (fig.1) mais bien moins sur les enjeux socio-économiques pour les populations concernées (cf. à titre d'ex. les efforts actuels qui tendent vers une intensification durable de la production aquacole), les retombées socio-économiques de ces activités en local restent souvent reléguées au regard des motivations commerciales, écologiques et technologiques. Ainsi et dans de nombreux cas, le manque d’implication des populations et la faible prise en compte de leurs préoccupations dans les projets de développement du secteur aquacole aboutissent à des conflits sociaux parfois violents.

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(C) Pascale Lherminier / Ifremer