La 4ème révolution industrielle au service de la conservation des océans

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Dans un nouvel article, intitulé Disrupting Data Sharing for a Healthier Ocean, publié fin avril dans le Journal des sciences marines du Conseil International pour l’Exploration de le Mer (CIEM), des spécialistes de la conservation marine et des professionnels des données d’IBM révèlent de nouvelles façons dont la technologie et les réseaux sociaux pourraient perturber le partage des données océaniques pour transformer les méthodes de gestion de l’océan. Linwood Pendleton, Professeur à l’UBO au laboratoire AMURE de l’IUEM et responsable mondial des sciences océaniques au World Wild Foundation, est le principal auteur de cette étude.

«Vous ne géreriez pas une entreprise sans disposer de votre inventaire en temps réel, mais c’est exactement ainsi que nous essayons de gérer une grande partie de notre océan», déclare Linwood Pendleton. «La grande majorité des données océanographiques restent enfermées dans des carnets, sur des ordinateurs portables et stockées sur des sites Web. Les gestionnaires des océans et des côtes ne peuvent pas utiliser des données qu’ils ne peuvent pas trouver.»

Heureusement, les progrès en matière de partage et de gestion des données, et même de marketing social, déjà largement utilisés dans les affaires, les finances et même les soins de santé, pourraient débloquer ces trésors de données océanographiques.

Atelier de brainstorming en août 2018

Pendant tout ce mois, sept professionnels des données d’IBM se sont joints à des scientifiques de la conservation des océans du WWF, de l’Université du Queensland et de l’Institut Australien des sciences marines pour un intense atelier de brainstorming visant à identifier les moyens susceptibles de débloquer, organiser et rendre accessibles les données océaniques dont les conservateurs et gestionnaires ont besoin pour assurer la survie des écosystèmes marins dans un monde où le changement climatique et la croissance économique mettent en péril les écosystèmes. Bien que l’équipe se soit d’abord concentrée sur la conservation des récifs coralliens, il est devenu évident que les défis et les solutions auxquels étaient confrontés les gestionnaires de récifs coralliens s’appliquaient à tous les écosystèmes marins.

Lyndon Llewellyn de l’institut Australien des sciences marines, scientifique de renom, a déclaré que la Grande Barrière de corail était l’un des écosystèmes les mieux étudiés au monde. «La gestion de toutes les données produites par ces études est époustouflante et le flux de données ne fait que s’accroître, s’accélérer et se diversifier à mesure que de plus en plus de scientifiques, d’organisations et de citoyens s’efforcent de les comprendre et de les protéger».

Grâce aux progrès récents de la technologie de collecte de données, nous disposons de plus de données océanographiques que jamais. Mais le principal défi reste de les stocker et de les rendre accessibles.

«Sortir les données du domaine scientifique et les mettre entre les mains des professionnels de l’océan n’est pas si différent que d’acheminer les produits des artisans aux consommateurs», selon Guillermo Olmedo, un cadre supérieur d’IBM Argentine en Amérique latine.

«En utilisant des méthodes avancées de collecte et de partage des données, la communauté océanographique pourrait ouvrir la voie à un nouveau paradigme de collaboration mondiale et la technologie peut également aider les gens à mettre leurs données sur le marché virtuel des idées», ajoute Rahul Jain, un consultant d’IBM Inde.

Contenu de l’article

Le document comprend des propositions sur les facteurs d’impact des données, les interfaces Web qui utilisent l’intelligence artificielle pour automatiser le téléchargement des données, et même la création d’une «machine combinatoire» qui fournirait un guichet unique et un réseau social aux producteurs et utilisateurs de données.

«Débloquer les données, c’est d’abord amener les gens à partager leurs données, ce qui exige un changement de culture. La création d’écosystèmes qui donneront du crédit et de la reconnaissance aux scientifiques qui partagent des données est un moyen d’encourager cela», note Lynette Seow, une consultante d’IBM Singapour.

Ove HoeghGuldberg, l’un des co-auteurs de l’article, réfléchit sur les résultats. «Nous espérons que ce document fournira une feuille de route afin de trouver des moyens de transformer la façon dont nous utilisons la science pour gérer nos océans. Les Nations Unies ont proclamé les dix prochaines années Décennie des sciences océaniques au service du développement durable et c’est notre première contribution à cette grande entreprise.»

Crédit photo : Jibril Firman Sofia / WWF indonésie

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Linwood Pendleton

Anne Marie Tréguier médaillée de l’EGU 2019

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Anne Marie Tréguier, directrice de recherche CNRS au Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (LOPS) de l’IUEM a reçu la médaille Fridtjof Nansen de la division Sciences marines de l’European geosciences union (EGU) lors de son assemblée générale qui s’est déroulée du 7 au 12 avril 2019 à Vienne en Autriche. Elle est honorée pour son importante contribution dans les sciences marines.

Parcours d’Anne Marie Tréguier

Elle a été coordinatrice du LabexMER, directrice de l’IUEM de 2014 à 2018 et est actuellement directrice de l’Ecole universitaire de recherche (EUR) ISblue.

Les thèmes de recherche d’Anne Marie Tréguier sont les suivants :  Modélisation numérique de l’océan à l’échelle mondiale et régionale ; Influence des tourbillons mésoéchelle sur la circulation océanique et sur les transports de chaleur et d’eau douce à grande échelle ; Influence de la topographie du fond sur la circulation océanique.

Elle s’intéresse aux régions suivantes : Atlantique nord et Atlantique tropical, Atlantique sud et courant circumpolaire Antarctique mais aussi océan Arctique et participe à de nombreux projets de recherche.
Elle est aussi éditrice du journal « Ocean Modelling » (Elsevier) depuis 2007.

Les distinctions et médailles de l’EGU

Chaque année, l’EGU récompense d’éminents scientifiques pour leur contribution exceptionnelle à la recherche en sciences de la Terre, planétaires et spatiales.

Le programme de prix et médailles de l’EGU comprend des médailles de l’Union, les prix les plus prestigieux, pour des réalisations de toute une vie ou des contributions exceptionnelles à la science, ainsi que des prix de l’Union, comme le prix Arne Richter pour des scientifiques en début de carrière exceptionnels. Au niveau de la division, l’EGU décerne diverses médailles aux scientifiques actifs, ainsi que le Prix des scientifiques en début de carrière exceptionnels de la division.

Dans le cadre de ses Assemblées générales, l’Union décerne un certain nombre de prix spéciaux, tels que le Prix de l’affiche étudiante exceptionnelle et le Prix PICO (OSPP), afin d’améliorer encore la qualité globale des présentations par affiches et PICO. Plus important encore, ces prix visent à susciter l’enthousiasme des chercheurs en début de carrière à l’idée de présenter leurs travaux sous la forme d’une affiche ou d’un PICO.

Les gagnants de médailles ou de prix de l’EGU peuvent être nommés ambassadeurs de l’EGU. Dans ce rôle, ils sont délégués pour assister à des réunions organisées par d’autres organisations, et pour offrir des présentations et des conférences spéciales étiquetées comme contributions de l’EGU.

Le Comité des prix de l’EGU a reçu 177 nominations pour les prix 2019, dont 31,1% de femmes scientifiques (environ 35,6% des lauréats de cette année sont des femmes). Ces chiffres représentent une augmentation significative par rapport à l’an dernier, alors que 21,1 % des nominations et 18,4 % des prix EGU étaient attribués à des femmes scientifiques.

Qui est Fridtjof Nansen ?

Il dirige la première traversée de l’intérieur du Groenland en 1888 et acquiert une renommée internationale après avoir atteint un record de latitude nord de 86°13′ lors de son expédition au au pôle nord de 1893 à 1896. Bien qu’il prenne sa retraite de l’exploration après son retour en Norvège, ses techniques et ses innovations dans la locomotion, l’équipement et les vêtements adaptés au milieu polaire ont influencé toute une série d’explorations ultérieures de l’Arctique et de l’Antarctique.

Nansen étudie la zoologie à l’université de Christiana d’Oslo et travaille ensuite en tant que conservateur au musée de Bergen où ses travaux sur le système nerveux des animaux marins lui valent un doctorat. Après 1896, son principal sujet d’étude devient l’océanographie et dans le cadre de ses recherches, il fait de nombreuses expéditions scientifiques, principalement dans l’océan atlantique nord, et contribue au développement d’équipements océanographiques modernes. En 1922, il reçoit le prix nobel de la paix pour son travail au nom des victimes déplacées de la première guerre mondiale et des conflits liés. Il est à l’initiative du « passeport Nansen » pour les apatrides, un certificat reconnu par plus de cinquante pays. Il travaille pour le compte des réfugiés jusqu’à sa mort soudaine en 1930. Nansen est honoré par de nombreuses nations et par de nombreux toponymes, en particulier dans les régions polaires.

Crédit photos : EGU/Foto Pfluegl

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Anne Marie Tréguier

Conférence sur les risques côtiers à Rabat

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Cette conférence s’est tenue les 23 et 24 avril 2019 à l’Université Mohammed V de Rabat dans le cadre du projet Erasmus+ (Capacity Building) ScolaMAR. Elle a impliqué près de 80 chercheurs, étudiants, experts et parties prenantes de la gestion intégrée des zones côtières. Le principal objectif était de donner un aperçu des divers facteurs de risques côtiers au Maroc et en Europe sans oublier leurs impacts sur la stabilité et la gestion durable des côtes. Catherine Meur Férec et Alain Hénaff du laboratoire LETG ont dans cette perspective fait une communication.

Suite à cela, les partenaires se sont réunis le 25 avril dans le cadre du comité de pilotage annuel du projet. ScolaMAR prenant fin en octobre 2019, cette réunion de consortium a permis de faire le bilan des activités menées au cours des trois dernières années et de discuter sur la suite qui sera donnée dans l’optique de la future mise en place du programme de Master au sein des 4 universités marocaines (Tanger, Rabat, El Jadida, Kénitra).

Le programme de formation, basé sur l’expérience de développement de formation en sciences de la mer des universités européennes partenaires (Brest, Cadix, Algarve, Venise), a été soumis pour accréditation en mars 2019 auprès du Ministère marocain de l’Education Nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Selon le retour du Ministère, le master intitulé « Sciences du Littoral : Approche Pluridisciplinaire » pourrait débuter à la rentrée 2020.

Crédit photo : Justine Roddier / UBO

Pour plus de renseignement sur le projet et l’organisation de cette formation visitez  ScolaMAR.

Vincent Le Garrec, Ingénieur d’études en écologie marine et taxinomie du benthos marin à l’Observatoire

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai commencé mes études au Cnam-Intechmer à Cherbourg après mon baccalauréat. J’ai ensuite poursuivi mon cursus par une licence 3 de biologie des organismes et des populations à l’UBO, puis intégré le master sciences biologiques marines de l’IUEM. Pendant mon stage de M2, encadré par Christian Hily et Jacques Grall, j’ai travaillé sur les données faunistiques et environnementales des herbiers bretons de zostères (Zostera marina), acquises depuis le début du REseau BENThique (REBENT, réseau de suivi breton mis en place au début des années 2000 suite à la marée noire de l’Erika).

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

À la suite de ce stage et de l’obtention de mon diplôme de master, Christian Hily et Jacques Grall m’ont proposé d’intégrer l’équipe d’écologie benthique, notamment pour assurer l’identification de la macrofaune des échantillons de nos différents suivis. J’ai répondu positivement à cette proposition et cette expérience s’est concrétisée par un CDI au sein de l’IUEM en 2016.

Que fais-tu à l’IUEM ?

En tant que benthologue, j’étudie les organismes vivant en relation étroite avec les fonds marins, et plus particulièrement la macrofaune (faune retenue par un tamis de maille d’1 mm). Je fais partie d’une équipe de 6-7 personnes et nous assurons les suivis annuels, au niveau de la Bretagne, de plusieurs habitats remarquables comme les herbiers de zostères ou les bancs de maerl (étudiés depuis 1992 en rade de Brest) mais aussi les estrans meubles et rocheux. Certains sites font l’objet de prélèvements deux fois par an. Mes activités sont variées et couvrent les phases d’échantillonnage, à pied ou depuis les navires océanographiques, l’identification spécifique de la faune (qui est le cœur de mes activités) ainsi que le traitement et la valorisation des données acquises (articles, rapports, etc.). À ces suivis d’observation long terme, s’ajoutent des programmes de recherche plus ponctuels, en zone côtière ou au large, en métropole comme en outre-mer (p. ex. Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon).

En 2017, avec Jacques Grall, deux collègues de la station marine d’Arcachon et un de la Universidad de Medellín (Colombie), nous avons décrit une espèce nouvelle pour la science : une annélide polychète (ver marin) baptisée Loimia ramzega. Cette espèce, dont le plus beau spécimen collecté mesurait 65 cm de long, a été décrite des plages de sable du Finistère nord (secteur des Abers et baie de Morlaix) et de l’archipel de Molène. Cette espèce a été présentée à la communauté scientifique à la 12e conférence internationale sur les polychètes, en août 2017 à Cardiff (Pays de Galles). Sa description a été publiée l’année suivante dans le recueil des actes de la conférence.

Nous travaillons aussi avec les collègues du réseau des stations et observatoires marins (Resomar) et sommes impliqués à différents niveaux (calibration des données et labellisation, programmes communs de recherche, rôle d’expertise au niveau national, ateliers de travail). Nous avons d’ailleurs organisé l’atelier annuel de taxinomie benthique du Resomar en juin dernier à l’IUEM, avec comme experts invités Graham Oliver, Anna Holmes et Andy Mackie du National Museum Wales de Cardiff.

Je suis également éditeur d’An Aod – les cahiers naturalistes de l’Observatoire marin, revue que nous avons créée, avec Jacques Grall, en 2012.

Enfin, j’encadre des stagiaires et des doctorants et dispense des enseignements d’écologie et de faunistique au Cnam-Intechmer. Je suis aussi formateur à LaTeX (langage et système de composition de documents) à l’UBO ainsi qu’à l’URFIST de Rennes.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Pour décrire Loimia ramzega, nous avions besoin de spécimens entiers. Or, l’espèce vit dans un tube dans le sable et il n’est pas évident de localiser son orientation. Nous sommes allés sur une des plages ciblées, par une journée grise et humide de février, pour collecter les individus. Il fallait que l’un d’entre nous suive la trajectoire du tube avec le doigt, pendant que les autres creusaient autour dans le sable humide. Même si nous avons connu quelques échecs et perdu la trace de quelques individus, nous avons réussi à collecter assez de spécimens pour pouvoir les étudier.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

La découverte de la nouvelle espèce de polychète : Loimia ramzega.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La photographie et la randonnée.

Crédit photos : Sébastien Hervé / UBO

 

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Vincent Le Garrec

Colloque « Territoires et durabilité de l’exploitation des ressources maritimes »

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Cet événement coorganisé  par deux composantes de  l’Université de Bretagne occidentale (UBO), l’IUEM et l’Institut brestois des sciences de l’homme et  de la société (IBSHS),  se tiendra les 16 et 17 mai 2019 au pôle numérique Brest-Iroise à Plouzané. Le colloque s’appuie également sur des collaborations initiées dans le cadre du programme Alma Mare financé par le LabexMER. L’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) et le Campus mondial de la mer (CMM) y participeront. Plusieurs scientifiques de 3 laboratoires de l’Institut (AMURE, LEMAR et LETG Brest) y participeront.

Une approche transversale

L’Histoire des communautés humaines vivant de la mer est jalonnée depuis les temps les plus anciens d’une intrication complexe entre dynamiques naturelles, liées à la variabilité fonctionnelle de l’écosystème marin pourvoyeur de ressources, et dynamiques humaines et sociétales dépendant en partie des précédentes.
L’élucidation de ces processus mêlés, nécessite une démarche de recherche profondément interdisciplinaires au croisement des sciences de la nature et des sciences de l’homme et de la société.

Ce colloque marque la naissance de nouvelles transversalités scientifiques et institutionnelles autour de l’UBO. Les Océans et les Littoraux dont les enjeux de Recherche, de Formation et d’Innovation sont portés par l’IUEM (Institut Universitaire Européen de la Mer), débordent aujourd’hui cette composante-phare de l’UBO, et amènent les autres champs disciplinaires à embarquer à ses côtés dans une extension interdisciplinaire dans laquelle Sciences de l’Homme et de la Société, et Sciences Médicales, ont une large place à prendre. L’UBO, avec l’Ifremer et l’UBS, et entraînant avec elle la communauté du GIS “Histoire et Sciences de la Mer”, s’engage à travers ce colloque dans une interdisciplinarité ambitieuse, seule à même de proposer des pistes aux défis nouveaux qu’affrontent les sociétés humaines.

Thèmes et ateliers

Durant ces deux journées, une vingtaine de scientifiques vont présenter et partager entre eux et avec la centaine de participants inscrits, leurs visions et leurs avancées. La diversité thématique des intervenants et des auditeurs, allant de spécialistes des peuples maritimes atlantiques d’il y a des milliers d’années, jusqu’à ceux travaillant sur les pêcheries d’aujourd’hui confrontés à la surexploitation de la ressource et au nécessaire renouvellement des modalités de la gestion, intégrant les changements planétaires et l’altération profonde des écosystèmes marins déjà visible. Ethnographie, linguistique, écologie, archéologie, économie,… se donnent donc rendez-vous à Brest pour ensemble à la fois regarder derrière, comprendre le présent et se projeter dans le futur du couple homme-poisson.

C’est dans cette perspective que trois thèmes seront abordés par le biais d’ateliers :

  • L’Océan, témoin du changement

Dynamiques des territoires halieutiques

Dynamiques contemporaines du couple Homme-Ressources

  • Préhistoire atlantique : Vivre, bouger, mourir sur les littoraux ?

Utilisation des ressources maritimes sur le temps long en zone Manche – Atlantique

  • Les pêcheries de harengs en mer Baltique

Crise de production, crise des territoires ?

Pour clôturer, Yves-Marie Paulet, Vice-président mer à l’UBO fera l’allocution finale.

Pour s’inscrire.

Tout le programme est disponible ici.

Crédit photo : Séverine Julien / UBO

Revue de presse

Revue de presse


Mars

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Février

Janvier 2019

Décembre 2018


Dans le coin et ailleurs

Dans le coin et Ailleurs

Recherche

Appel à projets « The living ocean and ecosystem services », dans le cadre du thème 4 d’ISblue. Cet appel est ouvert en permanence. Les propositions soumises seront évaluées par le comité directeur du thème 4 tous les 2 à 3 mois (environ février, avril, juin, septembre et novembre).

L’académie des sciences lance une nouvelle campagne d’appels à candidature. Voir le  détail des appels.

Le dispositif « Boost Europe » est ouvert. Il propose un soutien financier aux porteurs de projets souhaitant répondre, à court ou moyen terme, aux appels à projets de recherche, d’innovation et/ou de formation à dimension européenne et/ou internationale.

Appel à projet permanent des thèmes de recherche ISblue. Ce financement soutiendra les projets contribuant à la mise en place, l’initiation et le renforcement de collaborations internationales, inter-disciplinaires et/ou inter-unité ISblue ; l’animation du thème (séminaires intra-thèmes, rencontre avec le monde socio-économique par exemple) ; le renforcement du lien recherche-formation et le développement de questions de recherche rejoignant les objectifs des thèmes ou le soutien à l’émergence de futurs projets structurants pour le thème. Candidature ici.

La bourse Louis Gentil-Jacques Rourcart  pour permettre à de jeunes chercheurs d’effectuer une année de recherche en France ou à l’étranger, dans le domaine des sciences de la terre est ouverte. L’Académie des sciences attribuera cette bourse. Date limite de candidature le 10 mars 2020. Formulaire de candidature disponible ici.

Un appel à projets est lancé dans le cadre du programme Hibiscus, partenariat Hubert Curien (PHC) entre la France et la Malaisie. L’objectif est de développer les échanges scientifiques et technologiques d’excellence entre les laboratoires de recherche des deux pays, en favorisant les nouvelles coopérations et la participation de jeunes chercheurs et doctorants. Tous les domaines scientifiques sont concernés. Date limite de candidature : 15 mars 2020.

Le 17 mars 2020, le congrès Biotech du Grand-Ouest Gen2Bio arrive à Brest Arena sur la thématique de la mer ! La participation est gratuite, mais l’inscription obligatoire avant le 10 mars prochain.

Le 3ème colloque national MerIGéo dédié à la géomatique appliquée aux océans se tiendra du 17 au 19 mars 2020 à Bordeaux.

La Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS), lance l’édition 2020 de son programme de financement post-doctoral : Ambassadeur.  Le ministère des armées attribue tous les ans 2 bourses postdoctorales dans le cadre de son programme « Ambassadeur ». Le programme « Ambassadeur » a pour objectif de financer un séjour de 12 mois à l’étranger pour un post-doctorant engagé sur un projet de recherche portant sur des enjeux de sécurité et de défense, quelle que soit la discipline universitaire en sciences humaines et sociales (géographie, économie, sciences politiques, droit…). Candidatez jusqu’au 23 mars 2020.

La Fondation L’Oréal, en partenariat avec la Commission nationale française pour l’UNESCO et l’Académie des sciences, a ouvert l’appel à candidature de l’édition 2020 du programme Jeunes talents France L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science. Sont éligibles les doctorantes et post-doctorantes travaillant dans les domaines des sciences de la vie et de l’environnement, de la matière, de l’ingénieur, des mathématiques, de l’informatique et des sciences de l’information. Les candidatures sont à déposer avant le 23 mars 2020.

3ème appel à projets MarTERA sur les technologies marines et maritimes : Le but général de l’ERA-NET Cofund MarTERA est de renforcer l’Espace européen de la recherche (EER) dans le domaine des technologies marines et maritimes aussi bien que dans le champ de la croissance bleue « Blue Growth ». Les activités de recherche et d’innovation ne peuvent être significativement entreprises dans ces domaines à des niveaux seulement nationaux ou individuellement secteur par secteur. Date limite de candidature : 27 mars 2020.

Le programme WE ARE OCEAN organise un workshop à Venise de 1er au 5 avril 2020 et à Marseille du 11 au 19 juin 2020. WE ARE OCEAN est un projet officiel contribuant à la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable. Un projet artistique interdisciplinaire pour faire prendre conscience de notre interdépendance avec l’océan. Toutes les informations sur les workshops ici.

Un colloque intitulé « Capteurs et vecteurs en milieux extrêmes : application aux milieux polaires et subpolaires » se déroulera les mercredi 8 et jeudi 9 avril 2020 au siège du CNRS, Auditorium Marie-Curie. Organisé par la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires, ce colloque souhaite rassembler des chercheurs et personnels techniques appartenant à des champs disciplinaires variés et intéressés par l’ingénierie de nouveaux capteurs ou vecteurs pour des applications en géosciences, sciences du vivant et sciences de l’homme dans le contexte exigeant des milieux polaires et subpolaires. Formulaire d’inscription ici.

L’appel à projets franco-uruguayen ECOS Sud – UdelaR est ouvert jusqu’au 15 avril 2020. Destiné à appuyer des projets d’excellence en matière de collaboration scientifique, le programme ECOS-Sud entre l’Uruguay et la France contribue depuis sa création en 1993 aux échanges académiques, à la production scientifique et à la formation de jeunes chercheurs.

Le programme CLIMAT AmSud lance un appel à projets de recherche-développement dans tous les domaines en lien avec la variabilité climatique et le changement climatique. Chaque projet doit comporter au minimum des équipes de deux pays sud-américains participant au programme et au moins une équipe de chercheurs français. Les projets peuvent couvrir toutes les disciplines, y compris les sciences sociales et humaines, selon une approche interdisciplinaire. Date limite de candidature : 20 avril 2020. Toutes les informations de l’appel à projets ici.

7ème Forum Big Data in Marine Science de l’European Marine Board (EMB) le 29 avril 2020 à Bruxelles : Il est l’une des principales approches de l’EMB pour combler le fossé entre la science et la politique. L’événement réunira des scientifiques de divers horizons, notamment des spécialistes des sciences marines et de l’informatique, ainsi que des représentants de l’industrie et des décideurs politiques européens et nationaux, afin de collaborer et de discuter des priorités en matière d’utilisation des grandes données dans les sciences marines pour trouver des solutions aux défis sociétaux.

Du 12 au 14 mai 2020, aura lieu la 3ème édition des rencontres du réseau MAPI de l’INSU au centre IGESA à Hyères (83). Ces journées sont destinées à favoriser les échanges d’expertises et d’expériences entre ingénieurs, techniciens et chercheurs des laboratoires et observatoires de l’INSU impliqués dans les activités de gestion et de management de projets. Formulaire d’inscription disponible ici jusqu’au 1er avril 2020.

La 1ère édition du Congrès EPIMAR se tiendra à Montpellier les 13 et 14 mai 2020. EPIMAR sera la première manifestation dédiée à l’épigénétique en milieu marin. Elle réunira des chercheurs internationaux experts en épigénétique environnementale et évolutive et épigénétique appliquée à l’aquaculture

Le symposium international sur la santé humaine et l’océan dans un monde en mutation se tiendra à Monaco du 11 au 13 mai 2020. Il permettra de faire le point sur les différents risques auxquels l’homme expose les océans, ainsi que sur les bénéfices que l’océan peut apporter au bien-être des populations humaines.

Du 25 au 29 mai 2020, se tiendra le 52ème colloque international de Liège sur les dynamiques des océans. Les inscriptions sont disponibles en ligne ici.

La 5ème edition de Seanergy 2020 aura lieu du 9 au 12 juin 2020 à Nantes et Saint-Nazaire. Prêt à construire ensemble le futur des EMR et de l’Eolien Offshore ? Elle rassemblera près de 3,000 participants et 250 exposants, l’occasion de valoriser les dernières avancées technologiques de la filière.

Du 25 au 29 mai 2020, se tiendra le 52ème colloque international de Liège sur les dynamiques des océans, à Lège. Les inscriptions sont disponibles en ligne ici.

Approche intégrée des pollutions diffuses des sols et sédiments : Le projet POLLUSOLS, porté par l’OSUNA (Observatoire des Sciences de l’Univers de Nantes Atlantique) organisera l’édition 2020 de son université d’été du 15 au 19 juin 2020. Elle visera à former les futurs chercheurs et professionnels à la gestion des pollutions inorganiques diffuses des sols et sédiments dans une démarche interdisciplinaire. Date limite d’inscription: 15 avril 2020. Quant au colloque final du projet, il se déroulera le 29 mai 2020 à la Cité des congrès de Nantes.

Le programme de co-chercheurs principaux (CP) est spécifiquement destiné aux chercheurs en début de carrière, ou aux chercheurs n’ayant aucune expérience de la conduite d’une campagne, afin qu’ils mettent en œuvre leurs propres recherches en collaboration avec des scientifiques expérimentés lors des campagnes EUROFLEETS+. Les postulants au programme Co-PI pourront se porter candidats pour tous les navires de recherche (RV) proposés au sein d’Eurofleets+. Le présent appel est ouvert jusqu’au 31 janvier 2022.

Soutien aux manifestations scientifiques : Dans le cadre de l’enveloppe financière dédiée aux actions au bénéfice des laboratoires, un formulaire de demande de subvention pour l’aide à l’organisation de manifestation scientifique a été mis en place. Il est téléchargeable en ligne sur l’intranet de la délégation du CNRS.

Formation

La 3ème édition de l’atelier Moving2Gather se déroulera du 11 au 13 mars 2020 à Agrocampus Ouest à Rennes. L’objectif de cet atelier est de passer en revue et discuter les derniers développements d’outils dédiés à l’écologie en mouvement.

Écoles thématiques 2021 : La campagne 2021 des écoles thématiques, dispositifs de formation destinés à développer l’interdisciplinarité autour de sujets et technologies en émergence, est ouverte. Les propositions sont à adresser au conseiller formation de la délégation et au chargé de mission formation de l’institut principal. Date limite d’envoi des déclarations d’intention : 20 mars 2020. En savoir plus.

Campagne nationale de contrats doctoraux handicap : 25 contrats sont attribués chaque année au plan national. Si dans vos laboratoires, ou au sein de vos masters, un étudiant en situation de handicap, est susceptible de bénéficier d’un tel contrat, voir avec la personne, si elle serait intéressée et s’il est possible de lui proposer un sujet de thèse afin de déposer une demande de financement de thèse dans le cadre de cette campagne. Le dépôt des dossiers se fera au secrétariat de l’école doctorale début avril.

ISblue a lancé l’édition 2020 de sa bourse post-doctorale. L’objectif est d’offrir l’opportunité aux jeunes scientifiques de mener leur propre projet de recherche au sein des laboratoires ISblue. Date limite de candidature : 23 avril 2020.

La délégation Bretagne Pays de Loire et les laboratoires AMURE, LEMAR, LETG et LOPS organisent l’Ecole thématique « HORIZON 2030 – Océan  Climat et biodiversité : co-construire des problématiques intégrées pour répondre aux enjeux de l’espace marin », consacrée à la co-construction de problématiques interdisciplinaires et intégrées climat et biodiversité, afin de dégager les enjeux d’avenir de l’espace marin et y apporter des pistes de réflexion et de réponse. Elle aura lieu du 22 au 25 juin 2020, au Conquet. La date limite d’inscription a été prolongée jusqu’au 31 mars et l’inscription ainsi que les frais de déplacement sont gratuits pour les agents CNRS.

Appel à projets Professeurs et chercheurs invités. Il est ouvert en permanence. Les dossiers pourront être examinés lors de chaque réunion du comité opérationnel (3 ou 4 réunions par an). Voici le lien pour les modalités et les dossiers de candidature.

Appel permanent ISblue thème 4 : Océan vivant et services écosystémiques. L’appel devrait soutenir 2 stages de M2 par an et 6 à 10 projets par an.



Observation

  • Plusieurs infos sur le site de la ZABrI.

Infos satellites

  • Le Pôle Mer Bretagne Atlantique offre plusieurs opportunités d’internationalisation en 2020 au Kenya, en Tanzanie, en Australie, en Norvège, en Irlande, au Portugal, aux Etats-Unis et au Canada. Toutes les informations ici.
  • ScanR 2020 : « pour explorer le paysage français de la recherche et de l’innovation ». ScanR est un outil d’exploration du système français de recherche et d’innovation qui favorise la transparence et l’appropriation pour tous des dernières avancées scientifiques. Il propose un ensemble d’informations sur les structures de recherche, les financements, les auteurs, les publications scientifiques…
  • Ma thèse en 180 secondes : 16 candidat-es en lice pour la finale Bretagne et Pays de la Loire 2020 le Jeudi 12 mars, à Brest. Les doctorant·es incarnant avec talent la recherche de l’ensemble du territoire, feront preuve de pédagogie, d’humour et parfois d’émotion pour raconter leur quotidien, leur projet, et surtout les enjeux de leur recherche pour la société. Vous pouvez réserver gratuitement un billet pour assister à la finale qui se déroulera sur la scène du Petit Théâtre du Quartz via ce lien. L’événement sera également retransmis en ligne.
  • L’Assemblée Générale du Technopôle Brest-Iroise se tiendra jeudi 12 mars 2020 de 9h à 14h à IFREMER. Inscription obligatoire.
  • Les Rencontres Immersions : « La microscopie et ses multiples applications » le 18 mars 2020, de 9h30 à 13h30, à l’UFR des Sciences et Techniques de l’UBO. Inscription obligatoire.
  • L’Assemblée Générale du Pôle Mer Bretagne « Happy Blue » se tiendra le 24 mars 2020 de 9h à 16h à Océanopolis. Inscription obligatoire.
  • Ocean Hackathon : Appel à candidature pour organiser l’événement dans votre ville du 9 au 11 octobre 2020. A l’issue du weekend, vous élirez votre équipe lauréate qui participera au concours international de pitchs fin 2020 à Brest et gagnera peut-être l’un des prix offert par les Ambassadeurs Ocean Hackathon. Date limite de candidature : 27 mars 2020.
  • Recensement des missions scientifiques de terrain : Le CNRS lance un appel auprès des chercheurs pour connaître les missions scientifiques de terrain qui seront réalisées d’ici 2022. Les informations recueillies permettront de répondre aux demandes des journalistes, de collecter des images ou de repérer d’éventuels sujets pour la réalisation de reportages photos/vidéos. En savoir plus.
  • Rappels

La 1ère édition de Red’Endro, qui organise une course et une marche de ramassage de déchets, aura lieu le 8 mars 2020 à Ploudalmézeau. Les inscriptions sont ouvertes et disponibles en ligne ici.

Un nouvel engin sous-marin va bientôt voir le jour au sein de la Flotte océanographique française. Quel nom lui donneriez-vous ? Participez au concours.

Ouvrir la science ! Dans le cadre de son objectif « généraliser l’accès ouvert aux publications», le Plan national pour la science ouverte crée un fonds qui vise à soutenir des initiatives de science ouverte à travers la mise en place d’appels à projets. Clôture de l’appel à projets : 31 mars 2020.

Objectifs de développement durable, le CNRS s’engage : Transformer nos sociétés, mettre fin à toutes formes de pauvreté, lutter contre les inégalités et garantir la prospérité pour tous dans le respect de notre planète à protéger. Découvrez la rubrique dédiée aux Objectifs de développement durable sur le cnrs.fr et l’intranet qui présentent notamment les fiches des actions menées par le CNRS et ses laboratoires pour chacun des 17 objectifs adoptés par l’Organisation des Nations Unies. Les fiches sont évolutives : les agents des entités du CNRS peuvent soumettre sur l’intranet des propositions de résultats de recherche, de publications et autres valorisations venant en appui à l’Agenda 2030.

La BLP vous propose un accès pour 6 mois (du 1er janvier au 30 juin 2020) à l’ensemble du répertoire d’Ebooks de l’éditeur Wiley, dans les domaines suivants : Agriculture, Aquaculture and food sciences / Chemistry / Earth, space and environmental sciences / Life sciences. A l’issue de cette période d’essai, les ouvrages les plus consultés pourront être acquis par la BLP. Contact : Fanny Barbier

 


Efflorescences de microalgues toxiques – Comment maintenir les pêcheries de coquilles ?

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Le lancement du projet MaSCoET, coordonné scientifiquement par l’Ifremer et impliquant le Laboratoire des sciences de l’environnement marin (LEMAR, UBO/CNRS/IRD/Ifremer) de l’IUEM a eu lieu le 26 mars 2019. Il vise à mieux comprendre les efflorescences toxiques de l’algue Pseudo-nitzschia et leurs conséquences sur les pêcheries de coquilles Saint-Jacques.

La coquille Saint-Jacques est la troisième espèce vendue sur les criées françaises. Elle est exploitée du nord de la France aux Pertuis Charentais. Depuis les années 2000, partout sur le littoral, les professionnels ont été contraints à des fermetures de la pêche dues aux efflorescences de la microalgue Pseudo-nitzschia, capable de produire des toxines amnésiantes rendant les coquillages impropres à la consommation. Ces fermetures peuvent susciter un report de pêche sur une autre espèce, le pétoncle noir.

Plusieurs aspects de ces contaminations interrogent encore les scientifiques. Comment les efflorescences se développent d’un site à l’autre ? Pourquoi la coquille Saint-Jacques se décontamine-t-elle lentement par rapport au pétoncle noir ? La ressource en pétoncle noir est-elle suffisante pour pallier aux fermetures de coquilles Saint-Jacques ? Le projet MaSCoET (Maintien du stock de coquillages en lien avec la problématique des efflorescences toxiques) vise à répondre à ces questions et à émettre des recommandations aux gestionnaires des pêches pour permettre l’élaboration d’outils
de gestion en concertation avec les professionnels.

Des mesures en cours suite à une première efflorescence de Pseudo-nitzschia

Le suivi des efflorescences a déjà commencé depuis début mars, avec des prélèvements d’eau réguliers effectués par les équipes scientifiques pour suivre un premier épisode de Pseudo-nitzschia relevé par le REPHY (Réseau d’observation et de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines) en pointe finistérienne.
Un site atelier en rade de Brest sera plus particulièrement suivi pour la contamination des coquillages et le suivi de la population de pétoncle. Des analyses fines sur les coquillages à différents stades de contamination seront menées à l’écloserie du Tinduff (29) et en laboratoire. La population de pétoncle noir sera évaluée grâce à une campagne
de pêche, avec des mesures d’abondance. Ces travaux scientifiques de terrain seront complétés par le développement d’outils de calculs numériques. Le projet permettra ainsi de mieux comprendre les phénomènes étudiés, tester des hypothèses ou scénarios avec l’objectif d’aboutir in fine à des propositions et/ou scénarios de gestion.

Le projet MaSCoET est financé principalement par FFP (France Filière Pêche) mais aussi par Brest Métropole, pour une durée de 5 ans. Il est mené au niveau scientifique par l’Ifremer (coordinateur) et le Lemar, en partenariat avec plusieurs comités des pêches (CDPMEM29, CDPMEM22, CRPMEM Bretagne, CDPMEM17, CRPMEM Normandie, CDPMEM56 et COREPEM) et avec l’appui de l’écloserie du Tinduff.

Crédit photo : Ifremer – Xavier Caisey

Contact

Ika Paul-Pont, Chercheure en écotoxicologie marine au LEMAR : Médaille de bronze CNRS 2019

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai commencé mon parcours de recherche par une thèse qui portait sur les interactions entre contaminants métalliques et micro-organismes pathogènes sur des mollusques bivalves à la station marine d’Arcachon. J’ai particulièrement apprécié cette thématique « multistress » à l’interface entre l’écotoxicologie et l’étude des relations hôte-pathogène chez des modèles bivalves. J’ai d’ailleurs essayé de conserver cette approche pluridisciplinaire dans la suite de mes travaux. Je suis ensuite partie 2 ans en Australie pour travailler sur l’épidémiologie d’un virus qui cause des mortalités massives d’huitres dans cette région du globe mais aussi en France et dans de nombreux autres pays. Ce postdoc m’a permis de travailler main dans la main avec des ostréiculteurs pour mettre en place de nouvelles pratiques d’élevage afin de réduire les mortalités dues au virus ; ça a été une expérience très riche scientifiquement et humainement.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Ma thèse faisait partie d’un projet ANR en collaboration avec le LEMAR et un de mes sites d’étude était situé à Landéda. Je suis donc venue à l’IUEM très régulièrement pendant mes 3 années de doctorat. J’ai eu un réel coup de cœur pour le coin et l’équipe du LEMAR avec qui j’ai eu la chance de travailler. Lorsque j’ai décidé de rentrer en France en 2013, il était donc évident pour moi de venir travailler à l‘IUEM. J’ai eu l’opportunité de démarrer un postdoc sur les microplastiques, un sujet bien différent de mon expérience australienne, mais qui me permettait de renouer avec les aspects de toxicologie dans l’environnement marin. Pendant cette année de postdoc j’ai candidaté au CNRS et j’ai été recrutée en tant que chargée de recherche en octobre 2014.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je développe la thématique microplastiques au LEMAR en binôme avec Arnaud Huvet (Ifremer). Nous nous intéressons au devenir et aux impacts des microplastiques et nanoplastiques sur les écosystèmes côtiers. Nous développons 3 grands axes de recherche :

  • Nous menons des campagnes d’échantillonnage en milieu côtier (principalement rade de Brest à bord de l’Hésione et l’Albert Lucas) avec Anne-Laure Cassone (CNRS) afin de déterminer les niveaux de contamination et d’essayer d’identifier les sources et le devenir des particules en rade.
  • Les débris plastiques en mer étant des substrats très rapidement colonisés par tout un cortège microbien, nous nous intéressons aux pathogènes associés aux microplastiques et au rôle de ces particules dans la dissémination de micro-organismes pathogènes et l’émergence de maladies. Je retrouve ici mes approches multistress.
  • Enfin, nous étudions en laboratoire, via des expériences in vitro et in vivo, la toxicité des micro- et nanoplastiques sur des organismes marins modèles, à savoir le phytoplancton et les mollusques bivalves. Dans ce cadre, Kevin Tallec, doctorant, étudie notamment l’effet des nanoplastiques sur les jeunes stades de vie de l’huître (gamètes, embryons, larves) afin d’appréhender l’impact de ce contaminant sur l’ensemble du cycle de vie de cette espèce.

Ces 3 axes sont abordés à travers différents projets de recherche menés aux échelles régionale (SAD IN MEMO), nationale (ANR Nanoplastics ; CRD ANSES ; PROMPT ; FUI Microplastic2 ; DRMM MICROLAG) et européenne (Interreg MICRO ; Interreg PPP). Cette année, nous avons aussi participé à la création d’un GDR CNRS, « Polymères et Océans », qui vise à fédérer la communauté scientifique nationale, pluridisciplinaire et très diverse, sur la thématique du devenir et des impacts des plastiques dans l’environnement aquatique.

Au sein du LEMAR, je m’occupe aussi de l’oganisation des séminaires avec Aurélie Chambouvet et de l’organisation des Journées du LEMAR (JDL) avec Anne-Laure Cassone. Enfin, je participe à un groupe de travail récemment créé, et animé par Arnaud Huvet et Sébastien Artigaud, sur l’éco-responsabilité dans la recherche.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Entre les péripéties sur le terrain, les surprises lors de manips en laboratoire et les situations rocambolesques en colloque, j’en aurais plein à raconter, mais ce sont à chaque fois des histoires à rallonge… Une sombre histoire de carboglace sur une aire d’autoroute bordelaise rappellera sûrement des souvenirs à certains Lemariens !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

J’ai eu de merveilleux moments dans chacune de mes expériences professionnelles, donc il est difficile d’en choisir un. Les plus beaux souvenirs qui me viennent en tête en premier concernent les sorties sur le terrain, aussi bien dans le bassin d’Arcachon que dans les rivières d’Australie ou dans la rade de Brest : ces moments de grâce très tôt le matin lorsqu’on a la chance de pouvoir admirer la beauté de la nature, là, sur l’eau, alors que tout se réveille doucement avec le lever du soleil… C’est unique et magique ! Un autre très bon souvenir, plus pragmatique, qui me vient tout de suite est le jour où j’ai eu le concours CNRS ! J’étais tellement heureuse et soulagée, j’ai bien mis une semaine à m’en remettre et à recoller les pieds sur terre !

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Les voyages, la plongée, la randonnée et la découverte du monde, de nouvelles cultures.

As-tu une devise ?

La vie étant rarement un long fleuve tranquille j’aime beaucoup cette citation de Benjamin Pelletier : « La force des vrais détours n’est pas d’éloigner mais d’amener au but avec plus d’exactitude ».

Contact

Ika Paul-Pont

Crédit photos : LEMAR

Séminaire interdisciplinaire du projet PADDLE au Cap Vert

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Le premier séminaire interdisciplinaire du projet PADDLE a été co-organisé avec le réseau des parlementaires pour l’environnement  (APPEL-IUCN Sénégal) les 28 et 29 mars 2019. Il a réuni une trentaine de participants.

Au cours de la première journée, il a permis  de mettre en évidence l’importance des approches comparées entre systèmes juridiques de la même région. La deuxième journée était consacrée aux opportunités et limites de l’utilisation du processus de planification spatiale marine.

Le projet PADDLE a d’abord été présenté par la coordonnatrice. Le Professeur Calado a ensuite introduit le concept de Planification spatiale marine (PSM). Le travail de cartographie du droit de l’environnement marin a ensuite été présenté par Marie Bonnin. Cet atlas montre le développement sans précédent du droit de l’environnement marin au Cap-Vert mais servira également comme base à toutes démarches de planification spatiale marine. Le Professeur Calado a ensuite souligné l’importance des impacts sociaux possibles de la PSM et souligné l’intérêt de développer des études d’impact non plus seulement environnementales mais également sociales. Maria Auxilia Correia de l’INDP a ensuite présenté les défis de la recherche halieutique au Cap-Vert dans un contexte de développement des activités humaines en mer. L’après-midi a ensuite permis aux participants de débattre sur les pistes d’outils juridiques qui pourraient être proposées.

Contact

Marie Bonnin

Crédit photo : Racine Kane