Retour sur SWINGS avec les cheffes de mission !

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Quels étaient les objectifs de la campagne SWINGS ? Pourquoi avoir choisi l’Océan Austral pour une telle mission ?

Hélène Planquette : Nous sommes allés dans l’Océan Austral parce que c’est un océan indispensable à la régulation du climat. Il absorbe environ 30% du carbone atmosphérique au moyen de deux mécanismes que l’on appelle des « pompes ». La pompe physique qui est une dissolution et la pompe biologique qui fonctionne grâce à la photosynthèse. Pour effectuer la photosynthèse, les micro-algues, autrement dit le phytoplancton, a besoin d’éléments nutritifs dont des éléments traces que l’on appelle « les vitamines de l’océan ». Ces éléments traces sont présents, à de très faibles concentrations dans l’océan, et encore moins dans l’Océan Austral. C’est une des raisons pour lesquelles nous nous sommes rendus dans cet océan, pour traquer ces vitamines.

Catherine Jeandel : Non seulement il faut mesurer la distribution de ces éléments traces, mais il faut également savoir d’où ils proviennent. Il nous faut identifier leur source, les vecteurs qui les amènent puisqu’au départ, tous ces éléments viennent des continents. Est-ce que ce sont les vents ? L’érosion des côtes ? L’érosion des îles ? Pour parvenir à répondre à toutes ces questions, on doit mesurer des indicateurs qui nous aideront à signer les transports de ces éléments. On doit également savoir comment ils sont transportés dans l’eau, la physique est ici essentielle pour tracer la circulation océanique, et la décrire. Ce qui fait que la campagne est transdisciplinaire puisqu’on a la chimie de l’eau (la chimie très spécifique des éléments traces), la physique de l’eau (la circulation des éléments traces) et la biologie (la détermination de l’activité biologique de surface et de la microbiologie). Au final, à la fin de la mission, on se rend compte que personne ne peut se passer de l’autre, personne n’a travaillé seul.

Comment avez-vous piloté l’expédition ?

C.J. : (rires) On n’a pas beaucoup dormi.

H.P. : On était de service 18/24h : 12h en commun et 6h seule pour que l’autre puisse se reposer, pendant 2 mois soit 54 jours, 7/7 jours.

C.J. : Avant d’arriver en station, la chose la plus importante à faire est de préparer ce que l’on appelle la feuille de prélèvement, c’est-à-dire : qui va prélever ? À quelle profondeur ? Selon quels paramètres ? Sur quelle rosette ? On avait deux rosettes : propre et la rosette dite standard sur laquelle on prélevait pour des paramètres moins sensibles à la contamination. On a pris toutes les décisions ensemble. On a toujours confronté les demandes des uns et des autres, fait le point avant la station, mis l’ordre des opérations ensemble.

H.P. : Tous les jours à 17h30, nous avions une réunion avec le Commandant, le second et les personnels de Genavir. On faisait le point des opérations passées des 24 dernières heures et sur les opérations à venir. Et nous, de notre côté avec Catherine, on faisait ce même type de réunion avec les personnes responsables de chaque manipulation à 13h.

Photo de groupe prise lors de l’escale à Kerguelen.

Comment s’est passée la cohabitation à bord ?

H.P. : Il y avait une très bonne ambiance. On était une centaine de personnes à bord, une petite ville flottante et tout s’est très bien passé. C’est vrai qu’on est 24/24 h avec les autres et il vaut mieux que ça se passe bien.

C.J. : On est plutôt contentes. L’investissement des équipes a été intensif jusqu’au bout avec une ambiance de partage, de compréhension entre les uns et les autres. On a réussi à calmer les frustrations quand elles commençaient à émerger, ce qui demande beaucoup d’écoute, d’attention et de patience de la part des chefs de mission. On pense que ça va se vérifier au niveau de l’exploitation des résultats. La science des uns dépend vraiment de la science des autres. Ça nous fait une histoire commune.

H.P. : Plusieurs fois on nous a dit « Je ne sais pas comment vous faîtes pour être aussi patientes ! ».

Avez-vous quelques détails croustillants à nous confier ?

H.P. : Il y a un dicton qui dit que : « Tout ce qui se passe en mer, reste en mer ». Et non, c’était vraiment une très bonne atmosphère, on a beaucoup travaillé, on a eu des sas de décompression importants aussi. Parce que quand on travaille 7/7j et 24/24h, il faut bien se détendre. On a dument fêté 12 anniversaires à bord. On avait de quoi s’occuper pour se divertir.

C.J. : Les anniversaires en mer ont un avantage énorme : au-delà du moment de fête créé, on crée les cadeaux en amont car on ne peut pas acheter un bouquin au libraire d’à côté. Les cadeaux sont faits main. Il y a eu des très beaux cadeaux d’anniversaire. C’est un moment où la création se fait, de nombreuses personnes découpent, collent, gravent… C’est un chouette moment de partage.

Une autre question me vient, quand vous mentionnez les anniversaires : avec les conditions sanitaires, le bar à bord était ouvert ?

H.P. : Nous avons dû porter des masques pendant les premiers 10 jours mais le bar était ouvert oui de 18h à 22h le soir, et pendant une heure le midi. Mais ce forum, c’est vraiment un lieu de convivialité. L’après-midi, des gens venaient y boire leur tisane ou jouer à des jeux de société. Certaines personnes s’y retrouvaient même pour faire des séances de yoga.

Avez-vous découvert la fameuse source hydrothermale sur la dorsale océanique ?

H.P. : Alors on a des signes de sa présence. On a fait une exploration de deux jours pour trouver cette source et on a eu des indices ; notamment par des mesures de traceurs comme le radium. Mais pour aller plus loin, nous devrons analyser tous les échantillons que l’on a collectés à cette station-là pour confirmer sa présence ou non, et pour voir l’étendue de cette source en termes d’apports de fer principalement.

C.J. : On l’a quand même senti. Le collègue qui mesure le radium, n’avait jamais vu des concentrations aussi élevées au fond de la mer. Ça fait vraiment un pic donc il est très content.

H.P. : Après voilà, si on veut vraiment la localiser, il faudra envoyer des ROV, ou d’autres appareils de ce genre pour une campagne ultérieure. Nous n’en avions pas.

C.J. : On fera l’objet d’une prochaine campagne qu’on laissera monter par d’autres… et nous on fera juste les manipulations !

L’Océan a-t-il été clément à votre égard ?

C.J. : Alors, non. C’est une région dans laquelle il y a une dépression tous les trois jours, du moins quand on passe au sud des 40°S.
On avait par contre un outil de navigation qui nous a permis d’adapter notre stratégie à tous les paramètres environnementaux : la circulation pour aller prélever dans les bonnes masses d’eau dans les bonnes régions, et s’il y avait une trop méchante météo on pouvait s’éloigner de la tempête. Il y a juste eu une fois, où un cyclone descendant du Mozambique s’est marié avec une dépression de l’ouest, et a généré une chute du baromètre à 933 millibars, des creux de 15 à 18 mètres et là on était dedans. Personne n’était vraiment malade, on a juste attendu que ça passe. C’était très impressionnant.

Quel est votre plus beau souvenir de ces moments passés en mer ?

H.P. : Moi, c’est de revoir les îles Crozet, parce que j’ai commencé ma thèse en étudiant ces îles, donc j’étais très heureuse de m’y trouver à nouveau. Un autre beau moment c’était les aurores australes au sud des îles Heard. Je n’en avais jamais vu de ma vie donc j’étais comme une enfant de pouvoir admirer cette danse du ciel.

C.J. : Mon graal à moi ce sont les îles Kerguelen, que j’ai aussi découvertes pendant ma thèse, j’ai travaillé pas mal dessus, j’y ai même vécu quelques temps. J’étais vraiment contente. Et après je partage exactement le même émerveillement pour Heard et les aurores australes qui restent un souvenir absolument exceptionnel.

Manchots de Kerguelen

Comment se sent-on quand on n’a pas mis les pieds sur la terre ferme pendant une si longue période ?

C.J. : Décalés, pour de nombreuses raisons. On avait un rythme quotidien complètement différent, on travaillait comme des fous. Nous n’avions plus de samedi, plus de dimanche, presque plus de nuit finalement. Et puis par rapport à la Covid, on vivait démasqué, on allait au bar et au restaurant ensemble, on fêtait les anniversaires alors en débarquant quand on a retrouvé les contraintes liées à l’épidémie, c’est compliqué. Tout ce qui est couvre-feu, masques, distanciation, je pense que ça a été dur pour tout le monde. Vraiment le mot qui me vient à l’esprit, c’est décalé. On flotte encore pendant un moment. On est encore dans le rêve du bateau, dans les vagues, dans l’espace mer. Nous étions dans notre bulle, en dehors de la réalité terrestre.

Et au niveau physique ?

C.J. : Fatigue. On est fatigué. Cinq d’entre nous sont restés à La Réunion après le débarquement pour faire des randonnées. On ressent un fort besoin de marcher avant tout, on n’a aucune envie de retrouver les voitures, les mauvaises odeurs. Il semble que le besoin de marcher est partagé par beaucoup : Quand on est arrivé à Kerguelen, on était tous très heureux de se dégourdir les jambes.

Un dernier mot pour conclure ?

C.J. : On a ramené plus d’échantillons que prévu, alors de ce point de vue-là, la moisson a été couronnée de succès ! Après rendez-vous dans quelques années au fur et à mesure que les résultats sortiront. On va suivre ça de près, faîtes-nous confiance !

Crédits photos

Christophe Cassou / CNRS

Sibylle d’Orgeval

Contacts

Hélène Planquette / CNRS

Catherine Jeandel / CNRS

La campagne de la taxe d’apprentissage, ensemble pour la mer

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Partenaires privilégiés de l’IUEM, investissez votre taxe d’apprentissage à l’Institut

Soutenir l’IUEM, c’est afficher votre engagement face aux problématiques contemporaines et futures qui touchent les sciences de la mer et qui nous concernent toutes et tous : pollution maritime, climat, études des organismes marins, études des algues et santé, érosion de plages, régulation des pêches…

Soutenir l’IUEM, c’est participer à mieux former les futures générations de scientifiques par l’acquisition d’équipement et d’outils.

Soutenir l’IUEM, c’est associer son image avec celle d’un Institut mondialement reconnu, innovant, qui se projette et entreprend !

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Crédit photo

Sébastien Hervé / UBO

Contacts

Carole Le Hir / UBO

Elena Le Goff / UBO

Mer et Journalisme 2021

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Participation en présentiel et en distanciel


Pour répondre aux besoins de formation exprimés depuis de nombreuses années par les journalistes sur les sciences et technologies marines, l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue propose une école d’été de 2 jours à Brest, au sein de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM). Cette formation destinée aux journalistes francophones des différents médias apporte un éclairage sur le thème général :

« De l’océan des extrêmes et des crises au développement durable »

L’école d’été Mer et Journalisme est coordonnée par Paul Tréguer et Pauline Letortu.

Pour vous inscrire c’est ici

Date limite d’inscription : le 23 août 2021

Une formation animée par :


Stéphane de Vendeuvre

Journaliste, Club de la Presse de Bretagne


Jennifer Gallé

Journaliste, The Conversation


Maude RIVARD

Journaliste, Radio Canada

Intervenants

Franck Selsis (Lab. d’Astrophysique, Univ. Bordeaux)

Anne Godfroy (LM2E, IUEM)

Karine Alain (LM2E, IUEM)

Marcel Babin (Laboratoire Takuvik (Université Laval & CNRS))

Brivaela Moriceau (LEMAR, IUEM)

Virginie Giraudon (Sciences Po, Paris)

Maria José Fernandez Vicente  (UBO)

Anne-Marie Tréguier (LOPS, IUEM)

Philippe Cury (IUEM)

Francois Le Loc’h (LEMAR, IUEM)

Conférence introductive

Franck Selsis



D’autres océans dans la galaxie ?
L’étude des exoplanètes a révélé l’incroyable diversité des architectures de systèmes planétaires. Au sein de la population très variée des exoplanètes, nous observons désormais autour d’une fraction importante des étoiles des planètes de taille et de température similaires à celles de le Terre. Nous nous attendons à ce que ces autres mondes présentent une grande variété de compositions, d’atmosphères, de climats, de conditions de surface que les futurs instruments nous permettront d’explorer. Cette exploration devrait révéler à quel point les propriétés de notre Terre – et notamment sa capacité à abriter de l’eau liquide à sa surface, et de la vie – sont exceptionnelles ou au contraire communes dans notre Galaxie.

Conférences thématiques

Anne GODFROY


Les microorganismes des sources hydrothermales : quand la vie jaillit au fond des océans

La découverte des sources hydrothermales océaniques profondes à la fin des années 70 a offert aux microbiologistes une formidable opportunité pour étudier la vie microbienne dans des conditions parmi les plus extrêmes de notre planète et peut-être similaires à celles de la terre primitive. Dans ces écosystèmes, ce ne sont pas la lumière et l’oxygène qui sont source de vie mais les éléments apportés par des fluides brûlants et anoxiques qui proviennent du plus profond de la croûte terrestre.

Marcel BABIN


Quels sont les impacts du changement global sur l’océan Arctique ?

L’arctique est actuellement la région de notre planète qui répond le plus fortement au changement climatique en cours. Réduction de la banquise, dégel du pergélisol et perturbations de la chaîne alimentaire sont quelques-uns des grands effets déjà constatés. Dans cette présentation, je décrirai les principaux processus physico-chimiques qui sous-tendent ces changements dans l’océan Arctique, et m’attarderai ensuite sur la réponse des écosystèmes marins.

Virginie GUIRAUDON


Mer et migrations humaines

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de Schengen, de nombreuses personnes tentent d’arriver en Europe par la mer. Qui sont-elles et comment comprendre leurs trajectoires ? Quel est le statut de ces personnes en mer selon les droits de l’homme, le droit maritime international, le droit européen ? Dans un espace médiatique saturé par les images de Zodiac surchargés, certains journalistes ont embarqué sur des bateaux de sauvetage, participé à des enquêtes sur les opérations maritimes de l’agence européenne Frontex, ou à des projets pour documenter les violences ou décès en mer comme Forensic architecture. Comment rendre compte des migrations par voie maritime ? Quels en sont les enjeux et les angles morts ? C’est l’objet de cette conférence.

Philippe CURY


Approche écosystémique des ressources renouvelables marines : un concept encore utile ?

Aujourd’hui, les concepts d’agroécologie, de santé globale et d’approches écosystémique des pêches relèvent des mêmes enjeux : trouver des solutions aux grands défis globaux tout en réconciliant des objectifs du développement durable jusqu’à présent antagonistes et sectoriels. L’approche écosystémique des pêches entend réconcilier l’exploitation et la protection de la biodiversité. Cette conférence présentera les grands enjeux liés à l’exploitation des ressources renouvelables, les motivations mais également les solutions et mises en œuvre proposées par cette approche. Elle s’attachera également à montrer comment ce concept développé depuis une vingtaine d’années doit aujourd’hui s’élargir aux problématiques et objectifs de l’Agenda 2030 des Nations unies.

4 Ateliers interactifs

En complément de la formation donnée lors des conférences thématiques, quatre ateliers complémentaires seront proposés. Ils seront animés par un scientifique et un journaliste et aboutiront à la coconstruction d’une trame journalistique à partir d’un corpus de documents.


Milieux anoxiques


Résumé

Il existe une variété de milieux naturellement anoxiques dans les océans. Ces milieux comprennent, entre autres, les sources hydrothermales océaniques profondes, les volcans de boue sous-marins, les bassins hypersalés profonds, les fonds marins euxiniques (= riches en sulfure d’hydrogène), ou encore les sédiments marins profonds. La vie prospère dans ces milieux dépourvus d’oxygène. Des organismes unicellulaires microscopiques, notamment des bactéries et archées, s’y développent par chimiosynthèse. Ces êtres vivants sont capables d’extraire de l’énergie de composés chimiques minéraux ou organiques, et de respirer d’autres molécules que l’oxygène. Ces environnements singuliers, anoxiques en permanence, hébergent aussi des virus et des champignons microscopiques. Récemment, de minuscules animaux capables de vivre sans oxygène y ont également été découverts. Si ces environnements hébergent des organismes possédant des machineries cellulaires adaptées aux conditions anoxiques de leur milieu naturel, ce n’est pas le cas d’un grand nombre d’organismes marins qui sont confrontés à des épisodes anormaux d’hypoxie (= fort déficit en oxygène dissous) et d’anoxie (= absence totale de dioxygène) plus ou moins longs. Les zones anormalement hypoxiques, voire totalement anoxiques, sont qualifiées de « Dead zones » (= zones mortes) car elles s’accompagnent d’une mortalité massive d’espèces benthiques (poissons, crustacés, coraux…) et d’une croissance d’espèces opportunistes (algues, gobies, méduses, bactéries…). Ces sites faiblement oxygénés, qu’ils soient estuariens, côtiers ou situés en haute mer, sont saisonniers pour certains, et permanents pour d’autres. Leur nombre et leur taille augmentent au fil des ans. Les phénomènes de « Dead zones » sont aggravés par les activités anthropiques qui entrainent une eutrophisation de régions océaniques plus ou moins vastes. Dans cet atelier, nous aborderons des questions tournant autour de la vie dans ces milieux naturellement anoxiques et anormalement hypoxiques, des impacts des zones mortes sur la biodiversité et les écosystèmes, de l’évolution possible de ces milieux anoxiques avec le réchauffement des océans, et de la réversibilité du phénomène de zone morte et de la résilience des zones impactées.

Animatrice scientifique

(C) DR

Karine ALAIN

Microbiologiste, Chargée de Recherche (CNRS) au LM2E (laboratoire de microbiologie des environnements extrêmes).


Océans polaires


Résumé

Les océans polaires et sub-polaires sont deux systèmes moteurs de la circulation océanique globale. Lieux de stockage important du CO2 anthropique, ils jouent un rôle clef dans la formation des eaux profondes. L’océan Antarctique fournit au reste de l’océan mondial une bonne part des nutriments nécessaires à la production primaire.

Cet atelier sera plus spécialement consacré à l’océan Austral et à l’Antarctique. Dans cet atelier, à partir d’études de cas, nous identifierons les signes permettant aux scientifiques de détecter les conséquences directes du réchauffement climatique sur le fonctionnement de l’océan Austral, et nous explorerons les conséquences actuelles et futures de ce réchauffement pour son écosystème et sur sa biodiversité.

Animatrice scientifique

(C) DR

Brivaela Moriceau

Biogéochimiste, Chargée de recherche (CNRS) au LEMAR (laboratoire des sciences de l’environnement marin)


Mer et migrations humaines


Résumé

En complément de la conférence de Virginie Guiraudon, cet atelier proposera d’aborder les problématiques et enjeux liés aux migrations dans une perspective historique, en prenant pour cela comme exemple les Européens partis sur le continent américain à la fin du XIXème et au début du XXème siècle. Comment les États européens et américains ont géré la mobilité de leurs populations entre les deux rives de l’océan Atlantique ? Comment cet épisode migratoire peut-il éclairer notre regard sur les enjeux des migrations qui traversent la mer Méditerranée aujourd’hui ?

Animatrice scientifique

(C) DR

María José FERNANDEZ VICENTE

Maître de conférences d’espagnol, UFR Lettres et Sciences Sociales, UBO


Approche écosystémique des pêches


Résumé

Près de 3,3 milliards de terriens dépendent aujourd’hui des ressources aquatiques pour leur alimentation. Les produits halieutiques représentent près de 20 % de l’apport moyen en protéines animales consommées dans le monde, et constituent un enjeu majeur en matière de sécurité alimentaire, notamment au sein de nombreux pays en développement. Le secteur de la pêche est aussi crucial d’un point de vue économique et social. Dans le même temps, l’exploitation, et plus particulièrement la surexploitation des ressources halieutiques, combinée aux effets croissants du changement climatique menacent la biodiversité marine et les populations qui en dépendent.

Dans cet atelier, à partir d’études de cas, nous verrons 1-comment l’approche écosystémique des pêches (AEP) permet de réconcilier l’exploitation et la conservation de l’ensemble des espèces, en s’appuyant sur les écosystèmes, aujourd’hui reconnus comme l’échelle appropriée pour l’intégration des connaissances scientifiques et pour la gestion, et 2- comment l’AEP entend réconcilier la protection de la biodiversité, les activités de pêche respectueuses de l’ensemble des composantes des écosystèmes et des habitats, et le maintien des captures et des emplois à un niveau élevé.

Animateur scientifique

(C) Sébastien HERVE

Francois LE LOC’H

Chercheur en écologie trophique, directeur de recherche (IRD) au LEMAR (laboratoire des sciences de l’environnement marin)

Frais d’inscription


En présentiel : 450 €

En distanciel : 350 €

Québec : via IFQM


Financements


L’action de formation est éligible à la formation continue :

  • En tant que salarié, vous pouvez compléter une demande de financement auprès de votre employeur. Il est également possible de solliciter l’AFDAS (opérateurs de compétences dont relève la presse écrite et les agences de presse).
  • Enfin, si vous faites le choix de déduire les frais réels, les dépenses de formation professionnelle engagées ont le caractère de frais professionnels.

Pour votre information,  cette formation ne peut pas être prise en charge par le Compte Personnel de Formation (CPF).

N’hésitez pas à contacter Anaëlle LE ROUX pour toutes demandes de renseignements.

En savoir plus


Date limite d’inscription : 23 août 2021

Plus d’informations et inscriptions sur scienceconf.org

 


Télécharger le programme PDF ici


Partenaires


Carnet de bord : Campagnes océanographiques par Paul Tréguer

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Depuis un an environ, Paul Tréguer, fondateur de l’IUEM et professeur émérite à l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), partage sur son site web « Repères et Évolution du monde »  ses chroniques de voyages, des contes polaires, ses poèmes et récits de campagnes océanographiques.

Tous les quinze jours, il publie sous forme de carnet de bord, les souvenirs de campagnes océanographiques hauturières auxquelles il a eu la chance de participer entre 1972 et 2001, permettant ainsi l’immersion la plus totale dans la vie à bord d’un navire.

La campagne Antiprod 1 MD12 du 22 février au 10 avril 1977, à bord du Marion Dufresne, est la première racontée par Paul Tréguer. Illustré de nombreux clichés photographiques, le billet retrace en images ces quelques mois en mer ainsi que certaines escales du périple, sur différents continents.

Si vous souhaitez découvrir en profondeur l’aventure océanographique, il est conseillé de lire « Le journal d’un océanographe – sur le rebord du monde » publié en 2018 aux éditions Elytis.

 

Crédits photos & Contact

Paul Tréguer / UBO

Laure de Montbron, Chargée de communication ISblue

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

À 20 ans, je suis partie vivre à Londres pour faire mes études à l’université de Greenwich. Là-bas, j’ai préparé un Bachelor (équivalent Bac +3) en Business administration. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à prendre plusieurs options en communication et en marketing. Après mon Bachelor, j’ai travaillé pour un cabinet d’avocats de la City en tant qu’assistante marketing. La vie à Londres était incroyable, cosmopolite et multiculturelle, je pouvais faire le tour du monde en une journée. Les musées, les théâtres, il y avait tant à découvrir culturellement. En parallèle de mon travail, j’ai suivi un diplôme de journaliste, en postgraduate (équivalent Bac +4), à la London School of Journalism.

En 2009, je suis rentrée en Charente-Maritime dans ma famille et j’ai commencé à écrire des piges pour des petits journaux locaux et quelques magazines aussi. Puis, en recherche d’une nouvelle expérience, je suis arrivée dans le Finistère où j’ai travaillé pendant 6 ans au siège du Comptoir Irlandais à Plouédern. J’ai notamment participé au lancement de la boutique en ligne. Nous sommes partis d’un site vitrine pour le transformer en un site marchand. Toutes les fiches produits étaient à créer, entre les whiskies, les thés, les pulls etc, il y avait plus de 1000 fiches à rédiger. J’étais ce qu’on appelle : web commerciale et je travaillais avec le chargé de développement web. Je m’occupais du service client pour les clients web par téléphone ou par mail, je rédigeais des articles pour le blog et j’étais community manager pour les réseaux sociaux.

Depuis septembre 2020, je suis chargée de communication digitale et d’animation de communauté pour ISblue.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

J’étais attirée par le monde universitaire, pour le côté émulation et stimulation intellectuelle. Au-delà du poste en lui-même, le fait de travailler à l’IUEM, c’était aussi travailler dans un environnement assez incroyable, proche de la mer et cette idée m’a beaucoup plue. Le fait d’être plongée dans ce monde-là est très intéressant.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je suis chargée de la communication pour le projet d’Ecole Universitaire de Recherche ISblue (qui existe depuis 2018 et a pris la relève du LabexMER). Le projet est mené par un consortium de plusieurs partenaires : l’UBO et donc l’IUEM, l’UBS, Ifremer, l’IRD, le CNRS, l’ENIB, l’ENSTA Bretagne, l’IMT Atlantique ainsi que l’École Navale.

Au quotidien, mes missions consistent à transmettre les informations que je récolte, et à les mettre en valeur sur le site Internet et sur le compte Twitter d’ISblue. Il y a aussi pleins de projets en cours, tant en recherche qu’en formation : il faut développer la notoriété d’ISblue en interne, en externe et à l’international. Tous les étudiants de l’IUEM et des autres établissements ne savent pas encore ce que l’Ecole Universitaire de Recherche peut leur apporter. ISblue doit aussi créer et animer un réseau d’anciens élèves (Alumni).

En ce moment, je travaille à la création et au développement du nouveau site Internet. Mettre en place des conférences internationales et organiser des événements (en ligne pour le moment même si on espère retrouver le présentiel dès que possible) font aussi partie de mes missions.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Un jour, lors de mon trajet quotidien entre mon appartement et la station de métro pour aller travailler dans le cabinet d’avocats à la City, j’ai croisé Quentin Tarantino sur un passage piéton. Une fois rendue de l’autre côté de la route, je me suis retournée et j’ai réalisé que c’était bien lui. J’ai vu après dans les journaux et à la télévision qu’il était de passage à Londres pour faire la promotion d’un de ses films.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Toujours lorsque je travaillais à Londres, j’ai organisé un dîner pour les avocats et leurs clients au restaurant la Palme d’Or à Cannes. Je l’ai fait à distance au départ puisque j’étais à Londres. Une fois sur place, il y avait de la logistique et j’étais un peu impressionnée : ce genre de lieux était nouveau pour moi. Finalement, tout s’est bien déroulé et on m’a remercié. J’étais heureuse, soulagée et fière que tout se soit bien passé dans un lieu aussi magique.  

Quels sont tes centres d’intérêts ?

J’adore la marche, la natation, le stand-up paddle. J’aime aussi beaucoup le cinéma et le théâtre.

As-tu une devise ?

Dans ma famille, on dit toujours « mieux vaut faire, que dire ! ».

 

Crédits photos

Sophie Maze

Fabienne Bonhomme

Laure de Montbron / UBO

 

Contact

Laure de Montbron / UBO

Cycle du silicium dans l’océan

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3ème  publication scientifique sur le cycle du silicium dans l’océan

Les organismes vivants sont faits de carbone. On ignore souvent qu’une bonne partie d’entre eux utilisent l’élément silicium, abondant dans les roches de la planète Terre, pour constituer des enveloppes externes et internes. C’est précisément le cas dans l’océan. Dans la colonne d’eau se développent des algues microscopiques appelées diatomées qui, au niveau mondial, fournissent 25% de l’oxygène que nous respirons, ainsi que de petits animaux microscopiques, les rhizaires. Dans les fonds marins croissent de très belles éponges siliceuses ; elles abondent de la rade de Brest à l’Antarctique.

Un groupe de recherche international piloté par Paul Tréguer et Jill Sutton du LEMAR, en coopération avec des chercheurs allemands, anglais, espagnols, étatsuniens, et chinois, viennent de publier dans la revue Biogeosciences un article de synthèse sur le cycle du silicium dans l’océan moderne. Cette étude montre que les apports de silicium dans l’océan (dus aux fleuves, aux résurgences, à l’activité hydrothermale, à la dissolution des roches siliceuses, aux vents…) sont actuellement équilibrés par les bio-dépôts dans les sédiments. Cependant le cycle du silicium est, comme celui du carbone, soumis à de fortes pressions des activités humaines (changement climatiques, constructions de barrages sur les fleuves, pratiques agricoles qui engendrent l’érosion des sols). Au cours du 21ème siècle, ces perturbations pourraient fortement affecter la production des organismes siliceux et déséquilibrer le cycle global du silicium.

En un quart de siècle c’est le troisième article de synthèse piloté par des chercheurs de l’IUEM qui confirme ainsi son rôle leader sur ce thème scientifique au niveau mondial.

Jill Sutton et Paul Tréguer ont ouvert l’an passé, avec le soutien de l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue, une « Silica School » en ligne, intitulée : « La silice : de la poussière stellaire au monde vivant ». À cette école participent des chercheurs de 30 instituts de recherche et universités de 12 pays différents.

 

Légende photos :

Trois organismes marins à enveloppe de verre : une diatomée, un rhizaire et une éponge siliceuse. 

 

Crédits photos

Aude Leynaert / CNRS

Laurent Chauvaud / CNRS

Natalia Llopis Monferrer / UBO, Philippe Eliès / UBO, Valentin Foulon / CNRS

 

Contacts

Paul Tréguer / UBO

Jill Sutton / UBO

Virginie Thierry, Océanographe physicienne Ifremer au LOPS

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

Je suis diplômée de l’Ecole nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique (ENSMA) en mécanique des fluides. J’ai obtenu ma thèse à Ifremer en 2000 sur l’étude de la propagation d’ondes équatoriales dans l’Atlantique à partir d’observation. Les ondes permettent de propager sur de grandes distances l’énergie apportée à l’océan par des forçages extérieurs. Pendant ma thèse, j’ai étudié comment des ondes forcées en surface par le vent se propagent en profondeur et mettent en mouvement l’océan au-delà de 2000m de profondeur.

Ensuite, j’ai fait un Postdoc à la SCRIPPS Institution of Oceanography. Je travaillais toujours sur la dynamique des ondes équatoriales mais dans le Pacifique. Cette fois, mon étude était basée sur un  modèle numérique représentatif de l’état de l’océan.

Observer, comprendre et modéliser, a toujours été au cœur de mon activité de recherche. C’est ce que j’ai fait pendant ma thèse et  mon post-doc et que j’ai poursuivi à Ifremer après mon recrutement en 2002 en tant que cadre de recherche. Cette approche est indispensable à l’heure actuelle pour évaluer et anticiper la réponse de l’océan au changement climatique.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

J’ai choisi le LPO (LOPS) car je voulais devenir océanographe et continuer mon activité de recherche sur la physique des océans ; ce qui correspondait à mon expérience, à mes études et à mes souhaits en terme de carrière. L’environnement de travail était aussi très favorable car l’IUEM est l’un des meilleurs centres français d’océanographie. Le LPO offrait aussi une opportunité d’être une océanographe aux pieds mouillés comme je rêvais d’être et donc de participer, voire même de monter des campagnes en mer et faire des observations sur le terrain.

La proximité de la mer est aussi un élément déterminant.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je suis chercheure en océanographie physique et travaille sur la dynamique du  gyre subpolaire de l’Océan Atlantique Nord. Mon activité est essentiellement basée sur l’analyse de données in situ, issues de campagnes océanographiques notamment. J’ai été chef de mission en 2015 et 2017 de deux campagnes du projet RREX pour étudier l’impact de la ride de Reykjanes (une montagne sous-marine au sud de l’Islande), sur les courants marins entre la surface et le fond.

Je travaille aussi à partir des flotteurs ARGO et suis fortement impliquée dans la contribution française à ce programme au niveau européen et international. Argo est un réseau de 4000 instruments autonomes qui mesurent la température et la salinité jusqu’à 2000 m de profondeur. Je contribue à l’extension de ce réseau vers des mesures de l’oxygène dissous et vers des mesures au-delà de 2000 m. Je suis d’ailleurs responsable du projet Argo-2030 retenu suite à l’Appel d’Offre pour les Equipements Structurants pour la Recherche (ESR/Equipex+) dont un des objectifs est de mener une expérience pilote avec des flotteurs Argo pouvant descendre jusqu’à 6000 m. Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’Equipex Naos.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Les campagnes en mer sont assez rudes, notamment les campagnes RREX au sud de l’Islande au cours desquelles nous ne voyions ni bateau ni côte pendant 1 mois. En 2015,  nous étions dans un brouillard permanent avec une température de 6°C dans l’eau et dans l’air. Quand nous nous sommes rapprochés des côtes d’Islande, nous nous sommes accordés une partie de pêche à la morue que nous avons mangée sur le bateau. C’était un petit moment de grâce apprécié par tous.

J’étais au village des sciences pendant les fêtes maritimes de Brest 2016 et j’ai vu François Hollande y faire un bain de foule. J’ai même une photo avec lui. Merci le village des sciences ! Ce n’est pas tous les jours qu’on est photographié avec un Président de la République.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Ce sont les campagnes en mer. C’est dur mais il y a une intensité professionnelle et humaine très forte que l’on ne retrouve pas ailleurs. Et puis c’est le cœur de notre métier.  Les trois campagnes pour lesquelles j’étais chef de mission, pour des raisons différentes, font partie de mes plus beaux souvenirs de boulot.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La mer fait partie de mon ADN. J’aime les activités en lien avec la mer : surf et voile.

J’aime aussi les randonnées en montagne, la force de la nature.

 

Crédit photos

Stéphane Lesbats / Ifremer

Ifremer – Campagne RREX

 

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Virginie Thierry / Ifremer

 

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Recherche

  • Rappels

Prix science ouverte données de la recherche : Inscrits dans le deuxième Plan national pour la science ouverte, les prix science ouverte données de la recherche et science ouverte logiciel libre de la recherche récompenseront en février 2022 les initiatives emblématiques en la matière.

Le Sommet mondial de l’océan Asie-Pacifique se tiendra du 6 au 10 décembre 2021, événement virtuel. Seront évoqués les changements dans l’innovation et la collaboration régionales et de la façon de recadrer notre relation avec l’océan.

Atelier BioGeoSCAPES les 8 et 9 décembre 2021 à l’OMP Toulouse : « Ocean Metabolism and nutrient cycles in a changing planet ». Ce 2ème atelier sera ouvert à tou.te.s afin de discuter des contours que la contribution française pourrait prendre à ce programme (questions scientifiques, verrous techniques et méthodologiques, organisation, financement et soutien logistique…).

Les journées de la Société Phycologique de France se dérouleront à Nantes les 9 et 10 décembre 2021.

Les prospectives de l’Institut Écologie et Environnement du CNRS (INEE) est auront lieu à La Rochelle du 14 au 16 décembre 2021. Ces journées de réflexion permettront de présenter les grandes avancées des recherches menées en écologie et environnement et de faire émerger les axes thématiques de recherches majeurs pour les années à venir. Suite à la consultation des unités réalisée début 2020, le conseil scientifique et la direction de l’INEE ont retenu 19 ateliers thématiques.

Russie : programmes de bourses Vernadski, Ostrogradski et Metchnikov : L’ambassade de France en Fédération de Russie propose des bourses de mobilité : Bourses « Vernadski » – doctorants en cotutelle de thèse franco-russe – Bourses« Ostrogradski » – séjour de doctorants russes invités par une équipe française – Bourses « Metchnikov » – séjour de chercheurs russes en France. Échéances 17 décembre 2021.

Appel à candidatures DEA – deuxième appel : Le programme « Directeurs d’Études Associés » (DEA) permet d’inviter des personnalités scientifiques étrangères originaires de tous les continents pour une durée de quatre à six semaines afin de soutenir leurs travaux en SHS en France. Échéance 20 décembre 2021.

Appel à candidatures Campagne ATLAS 2022 : La Fondation Maison des sciences de l’homme et ses partenaires offrent des aides à la mobilité pour des recherches postdoctorales en sciences humaines et sociales d’une durée de 1 à 3 mois. Échéance 20 décembre 2021.

La FMSH renforce sa mission de soutien aux milieux intellectuels évoluant dans des pays marqués par divers obstacles à la liberté académique et ouvre un nouveau volet de son programme DEA. Ce nouvel appel est ainsi dédié aux chercheurs dont les terrains et les recherches sont entravés. La date limite de candidature est le 20 décembre 2021.

Indian Ocean Hub au sein de l’Australian-French Association for Research and Innovation (AFRAN) lance un appel à participation pour mesurer l’intérêt de la création et de l’animation d’un Hub régional axé sur le développement des collaborations franco-australiennes dans la zone de l’Océan Indien. Date limite de candidature le 31 décembre 2021.

Bourses de mobilité Chateaubriand : Le programme de bourses Chateaubriand à destination des doctorants, a pour but d’initier ou de renforcer des collaborations ou des projets conjoints entre des équipes de recherche françaises et américaines. Échéance 14 janvier 2022.

Le CNRS et l’Institut Weizmann (Israël) lancent un nouvel appel à projets conjoint « PhD joint programme ». Chaque projet sélectionné sera conduit par deux porteurs (un CNRS et un Weizmann) et deux doctorants (un CNRS et un Weizmann). Cet appel est ouvert à tous les domaines de recherche. Date limite : 20 janvier 2022.

Bourses de recherche en Allemagne : L’office allemand d’échanges universitaires DAAD propose de multiples bourses pour doctorant.es et post-doctorant.es, pour des séjours de longue durée, avec pour échéance le 31 janvier ou de courte durée, échéance 15 février 2022.

Le programme EUROFLEETS+ lance un appel destiné aux chercheurs en début de carrière, ou aux chercheurs n’ayant aucune expérience dans la conduite d’une campagne océanographique. Cet appel lancé permet la soumission de propositions pour le financement de navires afin de mener des activités de recherche dans n’importe quel domaine des sciences marines. Cet appel est ouvert jusqu’au 31 janvier 2022.

Le calendrier prévisionnel 2022 pour les bourses du Conseil Européen de la Recherche (bourse ERC) est paru. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’ERC : Bourse ERC Starting (Principal Investigator de 2 à 7 ans post-thèse) : 13 janvier 2022, Bourse ERC Consolidator (Principal Investigator de 7 à 12 ans post-thèse) : 17 mars 2022 et Bourse ERC Advanced : (Principal Investigator à partir de 12 ans post-thèse) : 28 avril 2022.

Second appel-Programme BIENVENÜE : Il sera lancé le 1er décembre 2021 et se clôturera le 15 février 2022 à minuit. 25 bourses postdoctorales d’une durée de 24 mois sont proposées, pour un début des projets financés à partir de septembre 2022. Les chercheur·se·s breton·ne·s intéressé·e·s pour accueillir un·e post-doctorant·e peuvent manifester leur intérêt et indiquer les thématiques de recherche ici ! Contact : msca-bienvenue@bretagne.bzh.

Du 14 au 16 février 2022, l’UNESCO organisera l’International Ocean Data Conference 2022 : The Data We Need for the Ocean We Want à Sopot en Pologne. L’événement sera hybride. Retrouvez le programme ici.

Du 21 au 24 février 2022 se tiendra Ocean 2022 – Chennai en Inde et en ligne, un événement rassemblant les chercheurs, techniciens, ingénieurs, étudiants, industriels et décisionnaires autour des technologies marines.

La 22ème édition de la Conférence internationale sur les espèces aquatiques envahissantes (International Conference on Aquatic Invasive Species – ICAIS) se tiendra en Belgique, du 18 au 22 avril 2022, à Ostende. Consacrée au thème du changement climatique comme amplificateur des impacts des EEE aquatiques, cet événement cherchera à démontrer l’interdépendance des problèmes mondiaux causés par les EEE et à initier des collaborations internationales sur des projets de recherche à l’échelle mondiale. Il s’agira d’un événement hybride avec une partie en présentiel, et des événements diffusés en ligne en direct via une plateforme dédiée.

Du 26 au 28 avril 2022 aura lieu le Symposium sur la variabilité décennale de l’Atlantique Nord et de ses écosystèmes marins : 2010-2019. Plus d’informations et inscription ici.

L’infrastructure nationale France-BioImaging (FBI) ouvre un appel d’offre pour répondre aux besoins des utilisateurs externes à l’infrastructure en matière de développement technologique en imagerie biologique. L’appel d’offre ferme le 30 avril 2022 à 23h59.

Le dispositif « Boost Europe » est ouvert. Il propose un soutien financier aux porteurs de projets souhaitant répondre, à court ou moyen terme, aux appels à projets de recherche, d’innovation et/ou de formation à dimension européenne et/ou internationale.

Appel à projet permanent des thèmes de recherche ISblue. Ce financement soutiendra les projets contribuant à la mise en place, l’initiation et le renforcement de collaborations internationales, interdisciplinaires et/ou inter-unité ISblue ; l’animation du thème (séminaires intra-thèmes, rencontre avec le monde socio-économique par exemple) ; le renforcement du lien recherche-formation et le développement de questions de recherche rejoignant les objectifs des thèmes ou le soutien à l’émergence de futurs projets structurants pour le thème. L’appel est continu tout le long de l’année. Candidature ici.

Formation

  • Rappels

Training for Staff course on “How to improve PhD Supervision” : Dans le cadre de SEA-EU, les collègues de l’Université de Kiel ouvrent un certain nombre de leurs formations professionnelles. La première a lieu les 14 et 15 décembre 2021.

Le Forum #Youth4Ocean lance un nouvel appel à propositions destiné à promouvoir les idées des jeunes acteurs du changement ! Dans toute l’Europe, sont recherchés des jeunes qui sont ou souhaitent développer un projet lié à l’océan et au climat et qui ont envie de devenir de jeunes défenseurs de l’océan. La date limite de soumission est le 15 décembre 2021.

Le Programme de bourses Eiffel est un outil développé par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères afin de permettre aux établissements français d’enseignement supérieur d’attirer les meilleurs étudiants internationaux dans des formations diplômantes de niveau master et en doctorat. Échéance 7 janvier 2022.

Le CNRS propose de nombreuses Ecoles Thématiques. Ces outils de formation sont ouverts à toute la communauté scientifique. Inscription obligatoire.

Appel permanent ISblue thème 4 : Océan vivant et services écosystémiques. L’appel devrait soutenir 2 stages de M2 par an et 6 à 10 projets par an.



Observation

  • Plusieurs infos sur le site de la ZABrI.

Infos satellites

  • Rappels

Si vous êtes enseignant.e et que vous souhaitez intervenir dans le cadre du dispositif insta’facs 2021-2022, toutes les informations sont ici.

Biogenouest : Journée d’animation scientifique – Axe Analyse Structurale et Métabolomique le 9 décembre 2021. Cette journée est ouverte à toutes et tous sur inscription !

Les prospectives de l’INEE : L’Institut écologie et environnement (INEE) du CNRS organise du 14 au 16 décembre 2021 à La Rochelle, des journées de réflexion pour présenter les grandes avancées des recherches en écologie et environnement, définir les priorités, les nouvelles disciplines à soutenir et les nouveaux outils à développer.

La 4ème édition des Trophées Innovation Océan, portée par la Banque Bleue, crée par la Banque Populaire Grand Ouest et sa marque Crédit Maritime Grand Ouest est lancée ! L’appel à projets a démarré le 15 septembre 2021, pour récompenser les structures ayant un projet innovant en adéquation avec la préservation des océans et la croissance bleue. Clôture des candidatures le 19 décembre 2021.

Lancement du 5e appel à projets QVT CNRS : Pour la cinquième année consécutive, la direction des ressources humaines du CNRS propose un appel à projets national sur la qualité de vie au travail (QVT), destiné à soutenir des initiatives collectives pour développer un sentiment de bien-être au travail au sein deunités. La date limite de candidature est le 14 janvier 2022.

User first : un outil web pour le montage et le suivi des contrats de recherche. Les délégations régionales et chercheurs disposeront très prochainement d’une interface web dédiée au montage de leurs contrats ANR et Europe.

Un programme de mentorat pour les jeunes doctorantes : Depuis 2015, un programme national de mentorat imaginé par l’association Femmes & Sciences accompagne les jeunes doctorantes à l’aube de leur carrière. Une initiative qui pourrait bientôt voir le jour au CNRS.

« CNRS Hebdo » tel que vous le connaissez évolue ! Il sera dorénavant publié de manière bimensuelle en alternance avec la nouvelle lettre « CNRS Interne ». Elle sera le principal support d’information interne dédié aux personnels des unités CNRS. Concours, procédures RH, vous y trouverez tout ce qui concerne votre vie au travail. Les agents CNRS seront abonnés automatiquement et ceux travaillant dans une unité CNRS (référencés dans Réséda) pourront s’abonner sur simple demande. Retrouvez plus de détail sur cette newsletter sur l’intranet national du CNRS.

Podcast Ocean InSight : L’initiative MeerWissen vient de lancer Ocean InSight – une nouvelle série de podcasts sur la conservation marine et l’océanographie pour le développement durable, avec des perspectives uniques de ceux qui sont en première ligne de la recherche, de la politique et de l’action. Nos invités nous emmèneront de la Mauritanie à l’Afrique du Sud en passant par la Tanzanie.

Prospective transverse INSU : Fin 2019-Début 2020, l’INSU a organisé pour la première fois une prospective transverse à ses quatre domaines disciplinaires. La synthèse du rapport et le rapport lui-même se trouvent ici.

Découvrez ici le dernier numéro de la revue Carnets de science et son dossier consacré au climat.

L’European Marine Board (EMB) vient de publier son dernier Future Science Brief « Addressing underwater noise in Europe: Current state of knowledge and future priorities».

Le tout nouveau podcast “If Oceans Could Speak” est une initiative de la coalition #EU4Ocean pour l’éducation aux océans. Vous pouvez écouter la bande-annonce sur Spotify ou via Buzzsprout. Le premier épisode a été diffusé le 6 octobre.

La BU et Radio U recherchent des enseignant.e.s-chercheur.e.s pour leurs rencontres Le Lab U, l’émission de médiation scientifique, diffusée sur le 101.1 FM et en podcast : interview sur leurs travaux (Histoire de ma recherche) ou sur des ouvrages qui ne font pas partie de leur discipline (romans , BD, témoignages…) mais qui peuvent éclairer (Un pas de côté). Contact : herve.lemen@univ-brest.fr

Les séminaires hebdomadaires du programme Make our planet great again (MOPGA). Durant ces séminaires ouverts du 13 septembre au 20 décembre 2021, les lauréats MOPGA, chercheurs du monde entier travaillant ensemble pour améliorer les observations du système Terre, proposer des stratégies pour atténuer le changement climatique et trouver de nouvelles solutions pour la transition énergétique des combustibles fossiles vers les ressources renouvelables, informent des derniers développements dans leur domaine de recherche.

L’Institut français pour les récifs coralliens (IFRECOR) vient de publier le bilan 2020 sur l’état de santé des récifs coralliens, herbiers marins et mangroves des Outre-Mer français et sa feuille N°4 sur les herbiers d’Outre-Mer.

AquaDocs est le référentiel commun en libre accès de l’Échange international des données et de l’information océanographiques (IODE) de l’UNESCO/COI et des bibliothèques et centres d’information internationaux sur les sciences marines et aquatiques (IAMSLIC), avec le soutien des résumés des sciences aquatiques et des pêches de la FAO. Il couvre les environnements naturels marins, côtiers, estuariens / saumâtres et d’eau douce comprenant tous les aspects de la science, de la technologie, de la gestion et de la conservation de ces environnements, de leurs organismes et de leurs ressources, ainsi que les aspects économiques, sociologiques et juridiques.

L’European Marine Board participe à la campagne Make Europe Blue et appelle les entreprises, organisations, autorités, individus et célébrités à mettre en place une action pour l’océan. Cette campagne dure du 21 mai 2021 jusqu’au mois de mai 2022.